Barack Obama et John McCain sont partis dans une course contre les crises.
Si la crise internationale prend le dessus dans l'opinion Américaine, McCain pourrait gagner.
Si c'est la crise économique, Obama pourrait être le vainqueur.
L'opinion Américaine vit donc au rythme des crises.
Sur le plan international, son statut de "gendarme du monde" l'expose à suivre toutes les crises nombreuses aux quatre coins de la planète
Si la crise internationale mobilise prioritairement l'opinion, McCain devrait en tirer un avantage déterminant.
En revanche, si l'économie s'installe au centre de la présidentielle, c'est Obama qui paraît le mieux placé pour recueillir l'adhésion de
l'opinion.
Or, sur ce plan, l'horizon est de plus en plus sombre.
Le système bancaire semble sérieusement déstabilisé.
La solidité même de certaines structures bancaires fait naître le doute. Depuis 2007, une banque comme Lehman Brothers a passé 17 milliards de dépréciations,
c'est dire l'ampleur du désastre.
L'ampleur perçue de l'une ou de l'autre de ces deux crises devrait "faire le
Président".
Source : http://www.exprimeo.fr/
On va
passer l'été à parler boulots, énergie et assurance-santé."
La phrase est de Charlie Black, un conseiller économique de John McCain, le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine.
Elle dit tout du "moment" actuel de la campagne électorale : l'économie envahit le
débat.
Le boulot, c'est l'emploi qui se délite au-delà de l'industrie et du bâtiment
Le candidat démocrate, Barack Obama, lui, n'évoque jamais la résorption de la dette. Il entend voir l'Etat investir de nouveau dans certains "grands chantiers" (éducation, infrastructures…) et dans la subvention d'un système d'assurance médicale qui, tout en restant privé, sera "accessible" à chacun




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