En ces temps de Crises où l'on manque de
Repères,je relisais Théodore MONOD :
9 avril 1902 à Rouen - 22 novembre 2000 à Versailles)
était un naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odore_Monod
Citations]
- « Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui ? »
- « La nature n'est ni morale ni immorale, elle est radieusement, glorieusement, amorale. » d'après Thomas Huxley.
- « Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion. »
- « On a tout essayé...sauf l'amour.»
THÉODORE MONOD ET LE
DÉSERT
http://www.moncelon.com/desert.htm
« Le désert en tant que tel est très
émouvant.
On ne peut rester insensible à la beauté du désert.
Le désert est beau parce qu’il est propre et ne ment pas.
Sa netteté est extraordinaire.
On est jamais sale au désert. (…)
Le désert est presque impudique, le sol ne s’y montre recouvert d’aucun couvercle végétal.
Il montre son anatomie avec une impudeur prodigieuse (…)
Le désert appartient à ces paysages capables de faire naître en nous certaines interrogations »
"Au fond, j'aurai été l'un des derniers voyageurs
sahariens de la période chamelière.
Une secrète mélancolie s'attache aux choses qui meurent, quand on les a beaucoup aimées. Bien sûr, il faut savoir refermer les parenthèses, accepter de se voir relayé, savoir, sur la pointe des
pieds, discrètement, disparaître dans la coulisse.
L'exploration méhariste, école de fortitude et
d'endurance, a donné, je crois, ce qu'elle pouvait donner.
Elle s'est achevée sur quelques performances hauturières que personne sans doute ne reproduira.
Son rôle, sans disparaître tout à fait, va perdre l'essentiel de son importance avec l'irruption au désert de techniques nouvelles d'investigation et, surtout, de
circulation.
Il faut savoir, bien sûr, à la fin du chapitre,
tourner la page et nous la tournerons.
Nous n'en conserverons pas moins, nous les Sahariens d'hier, quand notre désert sentira le pétrole,
l'ardente et presque douloureuse nostalgie de celui qu'embaumaient les chatons d'or des mimosas, de celui qui arrachait à un Bédouin, perdu au cœur de cette effroyable immensité sans puits, mais
devant l'aimable vert-bleu de quelques touffes de hâd sur un sable orangé, ces mots :
"trab mounek" ... "ah! le beau pays!"
Théodore Monod, Déserts, AGEP, 1988
" Le chercheur d'absolu "
"En vieillissant, je voyage beaucoup dans ma mémoire, même dans mon appartement, situé dans le navire de Paris.
Je retrouve la leçon du désert, son épure, son chant du silence, dont j'aimerais que soit empreinte la soi-disant
civilisation étouffée par l'anthropomorphisme triomphaliste et orgueilleux.
Ce serait une renaissance, la supervie et non la survie.
La préparation d'un homme cosmique, spirituel et authentique, dépouillé de ses inutilités.
Moins d'artifice, de bruit et de fureur.
La nature nous apprend la sagesse.
Le Sahara nous enseigne à ne pas gémir, à ne pas parler inutilement.
Le désert, comme le diocèse, vous ponce l'âme,
vous apprend les gestes en symbiose avec le corps, une certaine lenteur intérieure.
Le désert nous donne la notion de l'immensité, du temps et de l'éternité.
L'être humain ne ressent plus son existence comme un éclair sur la terre ".
http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?page=articlePETIT&id_article=291
http://membres.lycos.fr/santiana/monod.html
http://www.moncelon.com/desertenverite.htm
http://www.evene.fr/celebre/biographie/theodore-monod-2624.php




Derniers Commentaires