Présentation

Rechercher

Extension en Bois

 Cliquer pour en savoir plus sur les EXTENSIONS
http://www.knock-on-wood.net/article-13227878.html

Mardi 24 avril 2007
publié dans : Pourquoi Construire en Bois ? recommander
 
En retard par rapport à ses voisins allemands et suisses où l’habitat est deux à quatre fois moins énergivore, la France construit de façon encore marginale à la mode verte sans réelle lisibilité.
Prise entre deux feux, celui des autoconstructeurs, adeptes des techniques traditionnelles, et celui des bioclimaticiens qui adaptent leur habitation au milieu naturel sans forcément utiliser des matériaux respectueux de l'environnement, la maison écologique est à elle seule un imbroglio.
L’innovation en matière de maisons écologiques existe bel et bien, mais elle est très mal connue à l’intérieur de nos frontières. Peu répandue, elle est donc d’un coût élevé, ce qui accrédite encore et toujours la thèse selon laquelle la qualité serait un surcoût.
 Les pays du nord de l’Europe n’hésitent pas, quant à eux, à innover dans leurs constructions, surtout lorsque ces améliorations conduisent à des économies d’énergie ou sont destinées à introduire des énergies renouvelables.
En France, construire écolo ne fait pas encore partie du patrimoine culturel, et les lobbies du BTP n’y ont aucun intérêt puisque la construction en phase avec le développement durable complexifie les process de fabrication, alourdit les coûts de construction et grève ainsi leurs marges qu’ils ne sont pas prêts à rogner benoîtement.
Le bois, la pierre, la terre, mais aussi la paille et le chanvre, sont des matériaux naturels et renouvelables peu considérés par les constructeurs.
 La faible utilisation du bois dans la construction est caractéristique, en dépit d’un petit effet de mode : en France, 4 % des maisons sont construites en bois, alors qu’en Europe du Nord et outre-Atlantique, c’est la majorité de l’habitat individuel.
Ses qualités propres – aptitude à stocker le CO2 et donc à lutter contre l’effet de serre – et son assez bonne résistance au feu font du bois un matériau très intéressant.
Quant à la terre, crue ou cuite, que certains architectes ont remise au goût du jour pour ses qualités intrinsèques, elle mérite d’être mieux connue et plus utilisée. De forte inertie thermique, elle constitue un matériau sain qui ne libère pas de composés organiques volatiles (COV) et offre une grande plasticité dans l’utilisation. Elle peut se décliner en produits très diversifiés et faciles à mettre en œuvre : briques de grande dimension, cloisons, parements, tuiles, etc.
Autre volet qui laisse perplexe, dubitatif, l’isolation et la ventilation.
Le chauffage représente 70 % des dépenses énergétiques des ménages (hors consommation de bois).
L’isolation est donc primordiale, mais il paraît encore étonnant qu’elle se fasse toujours en France majoritairement par l’intérieur et non par l’extérieur du logement, comme dans les autres pays.
 Les laines minérales ou naturelles, les vitrages actifs et sélectifs à la fois isolants et producteurs d’énergie (par intégration de cellules photovoltaïques) sont que trop négligés selon les observateurs.
 L’isolation à préconiser devrait tenir compte de la ventilation double flux nécessaire pour éviter la concentration d’humidité favorisant le développement de bactéries, de moisissures, d’acariens, etc., et réduisant la stagnation des composés organiques volatiles, facteurs d’allergies, souvent présents dans les matériaux utilisés et parfois dans l’ameublement.
Le coût global. Aujourd’hui, le prix du mètre carré construit a atteint de tels niveaux que le promoteur comme l’accédant à la propriété établissent leur budget sur un coût à la livraison, c’est-à-dire sur le seul investissement.
Les coûts ultérieurs de gestion (chauffage, transports, consommation d’eau) et d’entretien sont rarement pris en compte, voire tout simplement négligés.
 Pourtant l’observation sur cinquante ans de la répartition moyenne des coûts d’un bâtiment d’habitation révèle que 3 % sont consacrés au montage,
- 2 % à la conception,
- 20 % à la construction
- … 75 % à l’entretien et à la maintenance
(source : Arecoop-UNSFA, la Qualité dans le logement neuf, octobre 2005).
L’analyse en amont d’un projet au regard de son coût global devrait donc être l’outil d’aide à la décision, fournissant au maître d’ouvrage les éléments chiffrés permettant d’évaluer et de comparer tout projet de construction par rapport à son coût d’usage.
Trop souvent l’analyse se limite à évaluer l’incidence économique des diverses variantes (choix énergétiques, coûts d’isolation, modes de chauffages, matériaux de constructions, etc.) et l’on ne constate toujours pas de prise de conscience réelle de l’incidence des coûts d’exploitation.
Les coûts d’usage dans leur globalité doivent être étudiés et intégrés dès la conception et la construction.
 En effet, les coûts des charges et de l’entretien peuvent varier de façon importante en fonction de la prise en compte ou non d’aménagements et d’équipements favorisant les économies d’énergie.
Le lobby du béton. Pour l’heure, le raisonnement en coût global est, semble-t-il, mis sous l’éteignoir, à quelques exceptions près. Les méthodes de construction dépendent principalement des filières industrielles des différents produits tels que le béton, le plâtre, le verre, le bois, l’acier et l’aluminium.
La France semble souffrir, comparé à certains de ses voisins, de l’absence de filières intégrées suffisamment réactives. Avec la pression actuelle de la demande, la production de matériaux et produits performants dans le domaine des économies d’énergie ou l’utilisation des énergies renouvelables n’est pas le cheval de bataille des entreprises du BTP.
Les séries industrielles de panneaux photovoltaïques, de certains types de chaudières, de nouveaux isolants et de verres peu émissifs, sont aujourd’hui trop faibles en nombre par rapport aux besoins, ce qui conduit à des prix jugés encore trop élevés pour convaincre les entreprises et les particuliers d’adopter ces matériaux ou équipements.
L’industrialisation de ces techniques ne doit pas conduire à la modélisation, mais parvenir à une diminution des coûts et à une plus grande rapidité et facilité de mise en œuvre.
Le coût de la non-qualité est estimé par le secteur du bâtiment à dix milliards d’euros par an (10 % de son chiffre d’affaires).
Ce qui explique sans doute les barèmes de plus en plus élevés de l’assurance dommage-ouvrage : sept milliards d’euros par an.
 Une diminution de ces coûts pourrait plus judicieusement profiter à l’amélioration de la qualité trop souvent et injustement qualifiée de « surcoût » et donc rarement proposée.
La crise que traverse notre pays résulte de la conjugaison de nombreux facteurs.
De toute évidence, le logement et sa qualité figurent dans cet inventaire.
 Parce que construire aujourd’hui engage l’avenir sur plus d’un siècle, tous les logements devront désormais s’inscrire dans une dynamique de développement durable et de lutte contre le réchauffement de la planète.
Un secteur innovant ? Les logements devront tous répondre aux nouvelles attentes des ménages et à l’évolution des modes de vie.
 Côté industriel, nous l'avons vu, peu de filières bien organisées sont susceptibles de concevoir et de fabriquer en grandes séries, pour en abaisser les coûts, les produits et les équipements dits écologiques, nécessaires à la construction et à la rénovation.
Difficile de dire si ce sont les innovations à la française qui restent à la traîne.
Selon certains observateurs, il faut distinguer l’innovation sur les ouvrages et celle sur les produits et matériaux qui rentrent dans leur fabrication.
 En ce qui concerne les produits, le rythme de l’innovation ne paraît pas inférieur à ce qu’il se passe dans d’autres secteurs.
 Les fabricants de sanitaires, de fenêtres, d’équipement de la maison, de chauffage, etc., renouvellent leur gamme assez souvent.
Même les fabricants de produits considérés comme plus traditionnels, comme le plâtre ou le béton, innovent régulièrement.
On assiste par exemple à l’arrivée des bétons autoplaçants ou à celle d’une nouvelle génération de béton haute performance qui se rapproche presque des caractéristiques de l’acier.
Ainsi donc, le bâtiment, plus particulièrement le logement, est un secteur qui innove au moins autant que les autres secteurs d’activité, et qui de plus bénéficie de nombreuses retombées venant d’autres secteurs, comme celui de l’automobile ou celui de l’aéronautique.
Les nouveautés portent en particulier sur les économies d’énergie, la protection de l’environnement et la réduction des nuisances.
Les innovations ne cessent d’apparaître, que ce soit sur le gros œuvre (nouveaux procédés de construction : structures et enveloppes), le second œuvre et les méthodes de mise en œuvre.
L’absence d’une réelle politique de l’offre par des campagnes d’information et de sensibilisation, tant de la part des fabricants que des associations de consommateurs, retarde toutefois le passage au stade de l’industrialisation qui permettrait, par des économies d’échelle, de rendre ces produits accessibles au grand public.
La technique a pourtant beaucoup progressé sur les matériaux.
 Ils sont aujourd’hui conçus pour durer plus longtemps, ils sont adaptables, autonettoyants, voire dépolluants pour les plus innovants, comme certains revêtements de façade.
L’aménagement intérieur lui aussi bénéficie de matériaux évolués et performants tant dans leur mise en œuvre que par leur qualité d’usage, leur entretien, voire leurs finitions ou leur esthétique.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le syndrome des bâtiments malsains toucherait 30 % des constructions, dans lesquelles au moins 20 % des occupants se plaignent de confinement, d’irritation des muqueuses, de somnolence, etc.
 L’affichage des caractéristiques de 50 % des produits et matériaux de construction est prévu d’ici 2010 (étiquetage et traçabilité).
Les architectes auront donc bientôt à leur disposition les informations nécessaires pour choisir les produits en fonction de leur impact sanitaire.
 

Poêle à Bois Hase

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus