Le moment de l’élection du président est une époque de crise nationale. » La remarque d’Alexis de Tocqueville date de 1831, mais elle est toujours pertinente en 2008.
Le 4 novembre, les Américains choisiront un chef de l’Etat qui devra affronter une récession, gérer deux guerres (Irak et Afghanistan) et une crise de confiance sans précédent
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/un-noir-a-la-maison-blanche/924/0/285134
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20.10.2008 :Avec Colin Powell, ancien chef d'état-major des armées et ancien
secrétaire d'Etat (ministre des affaires étrangères) du président Bush, le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a reçu dimanche un soutien de poids, à seize jours du scrutin. http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/j-16-le-terrible-week-end-de-john-mccain/1585/0/284052
Cette déclaration est intervenue au moment aussi où l'équipe de campagne d'Obama annonçait avoir récolté la somme record de 150 millions de dollars en
septembre.
Barack Obama effectue un parcours sans faute.
http://www.ladepeche.fr/article/2008/10/22/483528-Election-USA-McCain-peut-il-encore-gagner.html
Il incarne le changement, la jeunesse et la proximité.
Ces événements semblaient de nature à stimuler les
démocrates dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle alors que les sondages accordent en moyenne 5 points d'avance à Barack Obama au niveau national.
Selon le baromètre quotidien de Gallup, Barack Obama est même crédité d'une avance de 10 points (52% contre 42%).
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John McCain connait une véritable descente aux enfers à l'occasion de la fin de campagne.
Le carré magique d'Obama :
Ses atouts ne sont pas qu'élégance et
éloquence.
Il dispose d'une machine de guerre qu'on pourrait définir comme un modèle intégrant quatre fonctions,
les quatre côtés d'un carré magique.
Ces fonctions sont les suivantes :
1. Raconter une histoire capable de constituer l'identité narrative du candidat (Storyline).
2. Inscrire l'histoire dans le temps de la campagne, gérer les rythmes, la tension narrative tout au long de la campagne (timing).
3. Cadrer le message idéologique du candidat (framing), c'est-à-dire encadrer le débat comme le préconise le linguiste Georges Lakoff, en imposant un "registre de langage cohérent" et en "créant des métaphores".
4. Créer le réseau sur Internet et sur le terrain, c'est-à-dire un environnement hybride et contagieux susceptible de capter l'attention et de structurer l'audience du candidat (networking).
Après l'ère de la radio avec Roosevelt, celle de la télévision avec Kennedy, Obama sera-t-il le premier président de l'âge numérique ?
2008 va marquer la fin d'une génération Républicaine chassée par le cumul des échecs militaires, financiers, économiques.
Une nouvelle Amérique s'apprête à émerger.
Le Parti Démocrate va récupérer tous les outils d'un pouvoir non partagé. Il en sera jugé avec d'autant plus d'exigence.
Le candidat démocrate à la Maison blanche, Barack Obama, devance son rival républicain John McCain de quatre points, selon un sondage Reuters/C-SPAN/Zogby publié samedi.
Obama est crédité de 48% des intentions de vote contre 44% à McCain, selon cette étude qui témoigne d'un léger rebond du candidat républicain après le dernier débat télévisé de la campagne, mercredi.
WASHINGTON (AFP) — Trois grands quotidiens américains, le Washington Post, le Los Angeles Times et le Chicago Tribune, ont apporté vendredi leur soutien au candidat démocrate Barack Obama pour devenir le prochain président des Etats-Unis.
http://afp.google.com/article/ALeqM5ilv2JmaMVbNDERO8fKHLy8CD9FwA
Le Chicago Tribune a également apporté son soutien à M. Obama. C'est la première fois depuis... 1847 que ce journal soutient un candidat démocrate à la présidentielle.
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«Les jeunes Américains sont beaucoup plus tolérants.
Il n’y a que les gens plus âgés, au-dessus de 50 ou 60 ans, et ceux qui sont moins éduqués, qui débattent de la question de savoir s’ils voteront pour un président noir. Cela ne veut pas dire que la question raciale n’est plus un problème, mais que ce problème est désormais secondaire…
Il reste que, dans une élection serrée, ça peut devenir un facteur décisif», explique à Libération Andrew Kohut, le président du Centre Pew, un think tank de Washington.
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Présentation de l'éditeur
L'Amérique, aujourd'hui, est une fois de plus à la recherche de son destin. Des attaques terroristes au fiasco de la guerre en Irak, du fossé désormais abyssal entre riches et pauvres à la crise
financière, sans oublier les divisions idéologiques exacerbées par l'équipe Bush, tout a tourné au cauchemar depuis sept ans. Mes fonctions à Washington puis mon année à Harvard m'ont donné
l'opportunité de vivre en direct le déclin de l'ultralibéralisme et du conservatisme. Mais tout autant d'observer sur le terrain et d'analyser avec les meilleurs experts sur quelles bases
commençait déjà à se reconstruire l'Amérique.
C'est cette " troisième révolution ", après celles de Roosevelt puis de Reagan, que ce livre ausculte : retour de l'État, prise de conscience écologique,
réveil des idéaux démocratiques, stratégie inédite de lutte contre les difficultés économiques, voilà ce qui se joue bien sûr à l'élection présidentielle de 2008, mais davantage encore sur
les quinze ans à venir.
http://www.amazon.fr/troisi%C3%A8me-r%C3%A9volution-am%C3%A9ricaine-Jacques-Mistral/dp/2262026653
Biographie de l'auteur :
Jacques Mistral, polytechnicien, est professeur agrégé et docteur en sciences
économiques. Successivement conseiller économique du Premier ministre Michel Rocard, conseiller spécial du ministre des Finances Laurent Fabius, puis conseiller financier à l'ambassade de France
à Washington, Jacques Mistral est aujourd'hui directeur des études économiques à l'IFRI. Par ailleurs, il est membre du Conseil d'analyse économique, du Cercle des économistes et chroniqueur à
Radio Classique.
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A la manière de la Grèce antique, l'Amérique ne cesse de se raconter sa propre histoire.
Au cinéma, à la télévision, dans les romans populaires ou les magazines, elle écrit chaque jour sa légende et relit avec passion ses gloires et ses épreuves, ses croyances et ses doutes.
Pourtant, sa mémoire est souvent cruelle.
L'Amérique se rappelle ainsi, devant les Appalaches meurtries par l'exploitation industrielle, ce que fut autrefois son culte de la nature sauvage et innocente.
Dans le souvenir tenace de la guerre de Sécession et les brûlures du Vietnam, elle éprouve son unité et ses idéaux.
Confrontée aux espoirs déçus des Africains-Américains et aux plaintes enragées du "pauvre blanc", elle mesure la fragilité de ses promesses d'égalité.
Mais ces mythologies d'hier et d'aujourd'hui, véritable culture populaire, sont aussi une source de jouvence à laquelle viennent puiser ceux qui réinventent l'Amérique, des Hispaniques aux
Indiens-Américains, des cuisinières médiatiques aux néo-féministes, de John McCain à Barack Obama.
L'auteur en quelques mots... Sylvie Laurent est américaniste.
Elle enseigne à Sciences-Po.
http://www.decitre.fr/livres/Homerique-Amerique.aspx/9782020974615
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Barack
Obama a tenu le choc du dernier débat. Même si près de 20 jours séparent du scrutin, la route est maintenant très dégagée.
Barack Obama a exhorté ses partisans à ne pas relâcher leur effort dans la dernière ligne droite de l'élection présidentielle américaine, à l'issue d'un troisième et dernier débat acharné avec son rival John McCain.
Au cours du troisième débat qui a opposé les deux prétendants à la Maison-Blanche, John McCain s'est montré plus agressif.
Une attitude "logique car il est distancé dans les sondages", explique Jim Bittermann, correspondant de CNN à Paris, à LEXPRESS.fr.
Mais qui ne suffira sans doute pas à renverser la tendance.
Quand George Bush aide Obama :
La question raciale sera-t-elle décisive le mardi 4 novembre, lorsque les Américains auront à choisir entre John McCain et Barack Obama pour remplacer George W. Bush à la Maison
Blanche ?
Loin de penser qu'il sera victime d'un "effet Bradley" -où un candidat noir, favori des sondages, perd victime de racisme présumé- le candidat démocrate devrait au contraire profiter de ce qu'on pourrait appeler "l'effet Condi Rice". Voici pourquoi :
http://leblogdermelcher.lejdd.fr/2008/10/15/45-quand-george-bush-aide-obama
Reste à relever le clin d'oeil -ironique- de l'Histoire qui fait de George Bush un vecteur essentiel du prochain succès d'Obama.
Car c'est bien au président Bush que l'on doit d'avoir hisser tour à tour Colin Powell puis Condoleezza Rice à la tête des affaires étrangères de son pays, et d'avoir ainsi levé les derniers barrières raciales empêchant l'accession des Noirs américains aux plus hauts postes à responsabilité.
C'est encore au président Bush que le candidat démocrate doit la décision - erreur a priori
fatale- de ne pas sauver Lehmann brothers, ce qui a précipité la Bourse américaine (et les marchés) dans une crise de confiance telle que l'économie est, aujourd'hui, LE sujet principal de la campagne
électorale.
Economie qui est LE point fort de Barack Obama.




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