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Mardi 30 septembre 2008
publié dans : Réformes et Elections recommander

 Depuis l'échec du réferendun du général de Gaulle ,en 1969, personne n'ose plus réformer le sénat....

Parmi les réformes institutionnelles à engager pour que la France rentre dans une ère moderne et démocratique, figure naturellement la réforme du Sénat dont le général de Gaulle disait, après avoir tenté vainement de le réformer : « Le Sénat a un privilège exorbitant et imparable, celui de tout bloquer ». 

La plupart des états dans le monde connaissent ou ont connu l’existence d’une seconde chambre parlementaire, le plus souvent liée à leur histoire nationale. Généralement, cette deuxième chambre était créée à l’origine pour préserver les intérêts de catégories sociales devenues minoritaires dans la société. Elle s’est maintenue, au cas par cas selon les pays et son existence a été justifiée, par ses initiateurs, par de nouvelles fonctionnalités constitutionnelles ou politiques, souvent très discutables.

Le Sénat français n’a pas fait exception à cette règle historique. Dans les lois constitutionnelles de 1875, le Sénat avec ses 300 membres formait la chambre haute et partageait le pouvoir législatif avec la chambre des députés. La constitution de 1946 lui substitua le Conseil de la République, dont le rôle politique et législatif était réduit. Celle de 1958 a rétabli un Sénat dont les membres sont élus au suffrage universel indirect par un collège de grands électeurs, contrairement à l’assemblée nationale élue au suffrage direct.

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29937

 

Le Sénat est renouvelable par moitié, après avoir été renouvelable par tiers tous les trois ans, à partir de 1958. Les sénateurs, au nombre de 326, sont élus pour six ans au niveau départemental et au suffrage universel indirect par un collège composé de 150 000 grands électeurs : députés, conseillers généraux, conseillers régionaux et délégués des conseils municipaux.

L’ensemble de ces grands électeurs ne représente en fait que 0,25 % de la population ! Le poids écrasant des délégués des conseils municipaux (95 % du collège), accentué par le fait que 98 % des communes françaises comptent moins de 9 000 habitants, contribue à faire du Sénat une chambre vouée à la défense quasi exclusive des intérêts ruraux au détriment de l’intérêt général.

Gérard Larcher va-t-il réformer le Sénat ?

http://www.continentalnews.fr/actualite/politique,15/gerard-larcher-va-t-il-reformer-le-senat,3401.html

 

Alain LAMBERT , le sénateur de l'Orne était l'invité du Talk Orange-Le Figaro

 

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2008/09/29/01021-20080929ARTFIG00670-le-talk-alain-lambert-.php

 

site du Sénat :  http://www.senat.fr/

 

TV : http://www.publicsenat.fr/

 

 


A quoi sert le Sénat, institution deux fois centenaire qui nous coûte chaque année plus de 300 millions d'euros?

 D'abord à financer les privilèges (plus de 4 000 euros mensuels de retraite pour 15 ans de cotisation) et les rémunérations royales (11 540 euros net par mois) des derniers princes de la République, nos 331 sénateurs.
Et aussi à entretenir les 1 260 fonctionnaires les mieux rémunérés de l'Hexagone (de 2 300 à 20 000 euros net mensuels), qui font la semaine de 32 heures et ont presque 4 mois de vacances.

 Luxe, calme et volupté.

 Et, dans l'esprit de beaucoup, de Jospin à Sarkozy, ces super-privilèges n'ont pas la moindre justification, car, selon eux, cette deuxième Chambre ne sert à rien.

 La réalité est édifiante: un petit tiers des sénateurs travaille, un gros tiers vient de temps en temps à Paris et les autres appartiennent à la famille des rois fainéants.
Un royaume hors du monde et du temps ?

 Pas tout à fait.

 Car nos sénateurs, qu'ils soient de droite ou de gauche, sont assidûment courtisés par des lobbies de tout poil.

Des marchands d'armes aux semenciers, chacun connaît la capacité de ces édiles à peser sur la diplomatie française ou à modifier un texte de loi.

Cela justifie bien des "voyages d'études", tous frais payés, quelquefois au bord d'un lagon lointain.
D'autres ténors politiques, en revanche, continuent à considérer la Chambre haute comme un précieux garde-fou contre les dérives des gouvernements et l'obéissance servile de l'Assemblée nationale.

Robert Colonna d'Istria et Yvan Stefanovitch ont mené une enquête pointilleuse qui révèle les petits et grands secrets de l'institution Sénat.

 Ils racontent, avec beaucoup de brio, les splendeurs et les misères de notre Chambre "haute ".
Et recensent les quinze réformes évidentes à mettre facilement en œuvre pour que les sénateurs ne soient plus des superprivilégiés.

 

http://www.decitre.fr/livres/Le-Senat.aspx/9782268066493

 

L'auteur en quelques mots... Historien, écrivain, journaliste.
auteur d'une trentaine d'ouvrages, Robert Colonna d'Istria collabore régulièrement au Point et au Figaro. Ancien journaliste à l'AFP, Yvan Stefanovitch est l'auteur de L'Empire de l'eau (2005). Aux frais de la princesse: enquête sur les privilégiés de la République (2007) et de Bertrand le Magnifique (2008).

A l'approche de l'élection du nouveau président du Sénat, mercredi, la polémique enfle

http://www.lepoint.fr/actualites/le-debat-enfle-sur-les-privileges-du-senat/1037/0/278140


Voilà un livre méchant.

Ceux qui ne jurent que par la suppression du Sénat y trouveront du grain à moudre. Les autres le jugeront inutilement outrancier.

 Beaucoup y verront la confirmation qu'il reste du chemin à faire avant que l'institution du Palais du Luxembourg ne reconquière une image vertueuse.

Mais qu'a donc fait le Sénat pour mériter un tel opprobre ?

Abrité dans un des plus beaux palais de la République, il connaît ses plus grands succès d'affluence à l'occasion des Journées du patrimoine. Même quand les sénateurs siègent en séance, il reste un des musées - pardon, des monuments - les plus fréquentés de la capitale. Peut-être est-ce là l'origine de la méprise : le contribuable trouve que cela fait cher de la visite.

Un budget de plus de 300 millions d'euros, une réserve budgétaire qui échappe à tout contrôle, un patrimoine immobilier florissant, des réceptions, des manifestations, des colloques, en général accompagnés de buffets convenables : le Sénat mène grand train, mais ses activités législatives et de contrôle restent les parents pauvres.

Si nos grands élus ne se bousculent pas en séance, s'ils ne sont guère plus nombreux à suivre les travaux en commission, ils ont en revanche une curiosité sans limites pour la géographie transcontinentale : pas moins de soixante-dix-huit groupes d'amitié destinés à favoriser les échanges et les relations avec les pays du monde, depuis les îles Fidji et le Vanuatu jusqu'à Belize et au Costa Rica.

Un sénateur peut adhérer à autant de groupes d'amitié qu'il le souhaite, moyennant une cotisation annuelle de 19 euros par pays. Le recordman est le vénérable François Trucy, sénateur (UMP) du Var, inscrit dans... soixante-douze d'entre eux. La bibliothèque du Sénat ne croule pas sous le poids des rapports que nos touristes à cocarde rapportent de leurs voyages d'étude, tous frais payés, dont certains, même, ont la délicatesse de faire profiter leur famille.

Le Sénat sait être reconnaissant à ses meilleurs serviteurs. Au terme de son bail de vingt-quatre ans à l'hôtel du Petit Luxembourg, Alain Poher ne se retrouva pas à la rue. Son successeur eut l'élégance de lui allouer un appartement acquis sur les deniers de l'institution, rue Garancière, de l'autre côté de la rue de Vaugirard. René Monory, lui, n'utilisa guère les bureaux qui avaient été mis à sa disposition dans le quartier de Montparnasse.

Pour Christian Poncelet, l'institution ne recule devant aucun sacrifice. Non pas que, après quarante-six années de mandat politique, le sénateur des Vosges fût dans le besoin : à ses indemnités cumulées de sénateur et de conseiller général s'ajoutent les primes supplémentaires pour ses fonctions de président du Sénat (une dizaine de milliers d'euros mensuels, tous frais pris en charge) et de président du conseil général des Vosges (2 718 euros) et ses pensions de retraite.

Il n'empêche : le Sénat a accepté de mettre à sa disposition, à vie, et ce depuis 2004, un appartement situé dans un immeuble de la rue Bonaparte, à un jet de pierre du Palais du Luxembourg. Seul inconvénient, le logement initialement prévu était situé au sixième étage : trop haut. Qu'à cela ne tienne, un échange fut fait avec l'appartement de fonction occupé au rez-de-chaussée par un collaborateur. Ce dernier, heureux retour des choses, deviendra peu après secrétaire général du Sénat.

Un pied-à-terre de 200 mètres carrés, une voiture avec chauffeur, un bureau et une secrétaire, plus une prime supplémentaire que la questure a décidé d'ajouter à sa retraite de sénateur, Christian Poncelet peut se décider enfin à quitter le Petit Luxembourg. A ce prix-là, son retrait n'en sera que plus paisible.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/09/19/le-senat-enquete-sur-les-superprivilegies-de-la-republique-de-robert-colonna-d-istria-et-yvan-stefanovitch_1097124_3260.html?xtor=RSS-3260

 

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