Les travailleurs de l'UE pourront bénéficier d'une aide à la réinsertion professionnelle par l'intermédiaire d'un nouveau Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM).
La France va être la première bénéficiaire du nouveau Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM).
Bruxelles a approuvé, hier, l’octroi d’une aide financière de plus de 3,8 millions d’euros pour aider les salariés victimes des restructurations qui touchent le secteur automobile français, essentiellement des sous-traitants de Renault et de Peugeot-Citroën.
«Nous avons répondu à un réel besoin au niveau de l’UE, en l’occurrence celui ressenti par le secteur de l’industrie automobile qui a expérimenté le côté négatif de la mondialisation avec la perte d’emploi d’un nombre élevé de personnes», note le commissaire européen à l’Emploi et aux Affaires sociales.
Les marques françaises ont, ces dernières années, réorganisé leur production, au bénéfice de pays où la main-d’œuvre est meilleur marché.
Les Citroën C1 et Peugeot 107 sont fabriquées en République tchèque, la Peugeot 207 en partie en Slovaquie et la Dacia Logan est produite par la filiale roumaine de Renault. Mais ces délocalisations ont été réalisées vers les pays de l’Est, ce qui exclut l’intervention du FEM.
La France a donc mis en avant la baisse des parts de marché des constructeurs français, autre critère d’éligibilité au fonds.
La part du groupe PSA Peugeot-Citroën est passée de 14,3 % en 2005 à 13,9 % en 2006 en Europe, celle de Renault chutait de 9,8 % à 8,6 %.
Etienne Wasmer, auteur d’une étude sur le FEM pour le think tank Bruegel, n’est pas sûr que les difficultés du secteur automobile soient une conséquence de la mondialisation.
A ses yeux, les normes environnementales et le prix de l’essence jouent aussi à plein.
Toujours est-il que Bruxelles a dit oui.
Ce feu vert en partie politique s’explique par les origines du fonds : l’affaire Hewlett-Packard.
Anéanti par le récent non au référendum, Jacques Chirac prend à partie Bruxelles et s’indigne de son inaction face à la mondialisation.
José Manuel Barroso, le président de la Commission, relance alors l’idée d’un fonds «antichoc», dont le principe avait été rejeté par les Etats membres. dont la France.
Ce nouvel outil, opérationnel depuis le 1er janvier 2007, est limité, puisqu’il est doté de 500 millions d’euros par an.
Mais il pourrait monter en puissance.
Inspiré des modèles scandinaves de flexicurité, il vise à protéger les personnes plutôt que les emplois.
Il finance des mesures dites «actives» en faveur de l’emploi (allocations de recherche d’emploi et de mobilité, activité de formation.) et non les mesures «passives» de protection sociale (allocation chômage, retraite anticipée) qui sont du ressort des Etats.
Pour Peugeot-Citroën, la somme est de 1,3 million et vise 267 salariés.
Le feu vert de Bruxelles doit encore être approuvé par le Conseil des ministres de l’UE et le Parlement européen, un processus d’environ quatre mois.
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/263427.FR.php
http://www.lexpansion.com/art/15.0.159480.0.html
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=47440&1405
Selon la porte-parole européenne aux Affaires sociales Katharina Von Schnurbein, "les fonds seront débloqués dès que ces
autorisations auront été données, d'ici trois à quatre mois."
Cet argent sera utilisé dans le but d'aider les salariés licenciés à se former et à se réinsérer sur le marché du travail.
Selon Katharina Von Schnurbein, d'autres dossiers "sont dans les tuyaux": une aide au secteur des télécoms pour la Finlande et une aide dans le textile à Malte.
Il ne couvre que les délocalisations se faisant vers un pays tiers, comme la Chine, et il n'est pas question de compenser l'installation d'entreprises dans les 10 nouveaux pays



















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