C’est le 15 août 1971 que le président Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar par rapport à l’or, suite aux tensions permanentes sur cette monnaie.
L’explosion de la crise actuelle et son débordement sur le monde nous ont confrontés à une question posée depuis longtemps mais encore sans réponse, à savoir,
de quelle sorte de monnaie de réserve internationale avons-nous besoin pour assurer la stabilité financière globale et faciliter la croissance économique globale, ce qui était l’un des buts recherché lors de la création du F.M.I. ?
Théoriquement, une monnaie de réserve internationale doit d’abord être ancrée sur un repère stable et émise selon un ensemble de règles claires pour garantir sa fourniture méthodique ;
deuxièmement, sa fourniture doit être assez souple pour permettre de l’ajuster opportunément en fonction des changement de la demande ;
troisièmement, de tels ajustements ne doivent pas dépendre des conditions économiques et des intérêts souverains d’un seul pays.
La position chinoise présentée en mars 2009,mérite réflexion,
puisque la question vient de rebondir en octobre :
http://cozop.com/le_gaulois_le_gaulois/reformer_le_systeme_monetaire_international
In the most profound financial change in recent Middle East history, Gulf Arabs are planning – along with China, Russia, Japan and France – to end dollar dealings for oil, moving instead to a basket of currencies including the Japanese yen and Chinese yuan, the euro, gold and a new, unified currency planned for nations in the Gulf Co-operation Council, including Saudi Arabia, Abu Dhabi, Kuwait and Qatar.
http://www.independent.co.uk/news/business/news/the-demise-of-the-dollar-1798175.html
Plusieurs pays arabes du Golfe envisagent, avec la Chine, la Russie, le Japon et la France, d’abandonner le dollar américain dans les échanges pétroliers.
C’est du moins ce qu’affirme un article du quotidien The Independent.
«Des réunions
secrètes ont déjà été tenues par des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales en Russie, en Chine, au Japon et au Brésil, pour travailler à ce projet, qui signifiera que le
prix du pétrole ne sera plus coté en dollars», est-il écrit dans le quotidien britannique, qui aurait eu la confirmation de ces informations par des sources bancaires à Hong Kong.

Qu’est-ce qui remplacerait le billet vert?
Un panier de monnaies incluant le yen, le yuan, l'euro, l'or et une future monnaie commune du
Golfe.
De fait, les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) - Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Qatar, Oman, et Emirats arabes unis - voudraient lancer une monnaie unique en 2010, qui
figurerait dans le panier de devises détrônant le dollar américain
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hTpjwIg8UEznPDPoloh71Jkwvqiw
Le grand reporter Robert Fisk, correspondant de The Independent au Moyen Orient depuis de
nombreuses années, fait état de réunions « secrètes » rassemblant les pays du Golfe, les BRIC, le Japon - mais aussi la France, selon lui - afin de définir un nouveau système de
facturation pétrolière abandonnant le dollar comme monnaie de référence.Publié hier, cet article a provoqué une certaine nervosité sur les marchés des changes et de l’or, bien que de nombreuses informations reprises ici soient déjà du domaine public.
Si la date limite prévue pour la mise en œuvre de cette nouvelle règle du jeu pétrolière est encore éloignée de neuf ans - autant dire une éternité pour les marchés spéculatifs - ces informations viennent cependant renforcer un sentiment général largement partagé.
Le mouvement de dédollarisation, que tous les pays frappés par la crise financière « Made in USA » considèrent désormais comme une protection indispensable, est bel et bien engagé.
Et les USA vont voir se déliter peu à peu l’ « exorbitant privilège » qui leur permettait de régler leurs déficits sans autre contrepartie que du papier vert
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2828
Le pétrole, qui reste la reine des matières premières, donne lieu chaque jour à 5 milliards de dollars
(3,4 milliards d'euros) de transactions commerciales.
L'idée d'un baril de brut référencé sur un panier de devises n'est pas une vue de l'esprit.
Elle revient quand le dollar a des accès de faiblesse.
Elle a été officiellement discutée par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), réunie au niveau des chefs d'Etat, à Riyad, en novembre 2007
Récemment s'y ajoutent les déclarations du sous-secrétaire général des Nations unies aux affaires économiques, le Chinois Sha Zukang.
En marge de la réunion du FMI, à Istanbul, il a jugé nécessaire de "réduire le privilège du pays ayant la monnaie de réserve de maintenir des déficits extérieurs".
Mardi, le ministre chinois des finances, Xie Xuren, appelait aussi à régler les "défauts intrinsèques" du système monétaire.
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/10/07/apres-la-remise-en-question-de-son-statut-de-monnaie-petroliere-le-dollar-plonge_1250541_1101386.html
la Chine serait la possible gagnante d'un tel changement.
En choisissant jusqu'à maintenant de maintenir à un niveau artificiellement bas sa monnaie nationale, et en possédant d'immenses réserves de bons du trésor américain libellés en dollar, la Chine pourrait sortir grande gagnante de ces négociations, qui prévoient la mise en place définitive de ce « panier de devises » pour 2018.
La Chine importe 60% de son pétrole, majoritairement depuis les pays du Golfe.
http://conjoncture.blogs.challenges.fr/archive/2009/10/07/la-fin-du-monde-dollar.html



















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