Dans la course à la Maison-Blanche, à J - 29, le républicain John McCain a été encore un peu plus distancié par son rival démocrate, Barack Obama.
Le sondage NBC/ Wall Street Journal publié lundi soir donne au sénateur de l'Illinois 49 % des
intentions de vote, contre 43 % pour celui de l'Arizona.
La raison principale de ces 6 % d'écart (au-delà de la marge d'erreur), commente Chuck Todd, chef du service politique de NBC, est double:
- 1) les Américains, en particulier les électeurs "indépendants" (non affiliés à un des deux grands partis), ont été plus rassurés par le comportement
d'Obama face à la crise de Wall Street que par celui de McCain. Ils disent faire davantage confiance au démocrate qu'au républicain pour les protéger des effets de la crise
économique, ce qui est la priorité pour 59 % d'entre eux.
- 2) 50 % ont trouvé le tandem démocrate Obama-Biden beaucoup plus convaincant que les républicains McCain-Palin (29 %) lors des deux
débats qui ont eu lieu.
Mais trois autres données, au moins, doivent être intégrées à ce qui paraît chaque jour davantage comme l'équation gagnante d'Obama.
- La vague des nouveaux électeurs. Lundi était la date limite d'inscription sur les listes électorales dans la moitié des États, et en particulier certains de ceux qui feront la différence le 4 novembre. On a constaté un nombre record d'inscriptions de nouveaux électeurs, et ceux-ci sont massivement démocrates
- La mobilisation noire. Les deux tiers des électeurs qui se sont inscrits pour la première fois sur les listes électorales en Pennsylvanie appartiennent aux minorités, principalement afro-américaines.
- La "génération Obama". Selon un sondage USA Today /MTV publié lundi, Obama l'emporte sur McCain par 61 % contre 32 % chez les 18-29 ans. La "génération du Millénaire" pourrait bien se révéler être une "génération Obama".
Quoi qu'il arrive, il est douteux que McCain puisse modifier ces trois données en faveur
d'Obama
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McCain et Barack Obama, les candidats à la présidentielle aux Etats-Unis, s'affronteront de nouveau mardi 7 octobre au soir à
l'université de Belmont à Nashville (Tennessee, sud), dans un deuxième débat télévisé qui prendra la forme d'une réunion publique.
A moins d'un mois de l'élection présidentielle, les deux candidats se prêteront à l'exercice consistant à répondre au milieu du public à des questions de spectateurs. Les candidats pourront
également réagir aux interrogations d'internautes.
"Le débat abordera toute question soulevée par le public", précise sur son site internet la Commission des débats présidentiels.
John McCain, aussi bien que Barack Obama, a commencé sa campagne à la Maison-Blanche en exprimant sa volonté de s'affranchir de la cartographie électorale classique des États-Unis. À l'entendre, il allait conquérir des États qui ont voté pour les candidats démocrates lors des dernières élections présidentielles, dont le Michigan, le New Jersey et la Pennsylvanie, entre autres.
Mais sa décision de faire l'impasse sur le Michigan illustre la conjoncture difficile à laquelle il fait face.
En revanche, Barack Obama conserve
toutes ses chances de redessiner la carte électorale des États-Unis.
Cliquer pour voir la Carte des USA :
http://www.france24.com/static/infographies/ELECTIONS-USA-CARTE-TXT-FR-S/index.html?keepThis=true&TB_iframe=true&height=615&width=647
À un mois de l'élection présidentielle, il menace ou devance son rival dans plusieurs États qui ont voté pour George W. Bush en 2000 et en 2004, dont l'Ohio, la Floride et la Virginie,
notamment.
L'importance de cette carte électorale découle évidemment du mode de scrutin américain.
Le président des États-Unis n'est pas élu au suffrage universel direct. En se rendant aux urnes, les citoyens américains désigneront les 538 grands électeurs qui, au final, choisiront le prochain locataire du 1600 Pennsylvania Avenue.
Chaque État dispose d'un nombre de grands électeurs qui varie en fonction de son poids démographique. Le candidat qui obtient la majorité dans un État rafle la totalité de ses grands électeurs, à deux exceptions près - le Maine et le Nebraska, qui ont un scrutin proportionnel.
Il faut au moins 270 grands électeurs pour être élu à la Maison-Blanche.
Selon le site indépendant RealClearPolitics.com, qui compile tous les sondages réalisés aux États-Unis, Barack Obama jouit d'une avance solide ou plutôt solide dans des États totalisant 264 grands électeurs, alors que John McCain mène dans des États qui lui donnent en tout 163 grands électeurs. Deux des États où Obama a l'avantage ont voté pour George W. Bush en 2000 et 2004 : l'Iowa et le Nouveau-Mexique.
Si on donne au candidat démocrate les États où son avance dans les sondages est jugée modeste - de 4,2 à 5,3% -, son total de grands électeurs passe à 353, contre 185 pour John McCain. Ces États sont la Floride, l'Ohio, le Nevada, le Colorado, la Caroline-du-Nord et la Virginie, qui ont voté pour George W. Bush en 2000 et 2004.
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/presidentielle-americaine/200810/04/01-26488-obama-redessinera-t-il-la-carte-electorale-.php
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La nouvelle est passée quasiment inaperçue en raison de l'émoi suscité par le débat des colistiers : jeudi, l'équipe de John McCain a annoncé qu'il abandonnait l'État du Michigan à Barack
Obama.
L'annonce faisait suite à la publication d'un sondage qui donne le candidat démocrate
gagnant par plus de 10 points dans cet État industriel du Midwest, où McCain a dépensé jusqu'ici près d'un million de dollars par semaine. Le candidat
républicain orientera ses troupes et son argent vers d'autres États, y compris la Virginie, où son rival se fait menaçant.




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