Dans son dernier ouvrage,traduit en
français,joseph STIGLITZ
au chapitre 3,évoque ce que devrait comporter un PLAN DE STIMULATION de l'Economie en 7 points : http://0z.fr/VAiWZ
- être rapide,car les politiques économiques mettent plusieurs mois à produire des effets
- être efficace,pour que l'effet multiplicateur " keynésien " puisse opérer : si l'Etat dépense ( ou investit ) 1 milliard $,le PIB devrait augmenter de 1,5 Md $
( eu Europe on devrait pouvoir faire de même en € )
- s'attaquer aux problèmes de long terme du pays;
- se concentrer sur l'INVESTISSEMENT ( à côté de la dette,il y a les actifs )
- être juste : il évoque la politique fiscale d'avant Obama...et en France,certains mènent une nouvelle réflexion...?
- répondre aux impératifs à court terme,créés par la crise ( il évoque le chômage )
- cibler les zônes de perte d'emploi ( redonner de nouvelles compétences aux travailleurs concernés )
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Les extraits de l'article qui suit,concernent la FRANCE,qui ne vit pas en vase clos
et devra tôt ou tard s'adapter,non seulement au niveau du dossier des RETRAITES,mais de sa place en Europe...
Même si certains commentaires pourraient être nuancés,l'important est tout de même de regarder la réalité en face et d'agir...
L'édito de la semaine : "France - les réformes ou la révolution?" (Marc Touati)
Marc Touati,
directeur général de Global Equities, revient sur la situation économique de la France et la nécessité à engager de "véritables réformes".
http://www.boursorama.com/votreinvite/interview.phtml?news=7564189
Video : http://www.marctouati.com/
C’est bien connu : les Français ne savent pas faire des réformes, mais seulement des révolutions.
C’est en défendant cet adage d’un autre temps que, depuis trois décennies, les différents gouvernements de l’Hexagone ont refusé d’engager la réforme en profondeur et la modernisation de nos structures économiques.
Il est vrai que, pour les inciter à ne rien faire, ils étaient également aidés par le fameux cycle électoral et la succession infernale des diverses élections.
Ainsi, que ce soient les conseillers en tout genre, les sondages ou tout simplement la volonté effrénée d’être réélus, il y avait toujours une bonne raison pour ne pas brusquer les Français et pour continuer de leur laisser croire que tout finirait par s’arranger en augmentant les dépenses publiques.
Pourtant cette stratégie électoraliste du court-termisme et, disons-le, de l’irresponsabilité, a souvent connu des échecs cuisants, non seulement en termes d’efficacité économique, mais également en matière de politique politicienne
Bien entendu, la crise pourrait constituer une circonstance atténuante. Mais c’est bien là le problème : il y a toujours des « bonnes » raisons pour retarder les réformes
A force de vouloir faire plaisir à tout le monde, l’actuelle majorité a donc réussi à ne satisfaire personne.
Dès lors, les élections régionales sont venues confirmer qu’une large majorité des Français ne voulait plus des réformes prônées par Nicolas Sarkozy.
Le problème est que, sur la scène internationale, la France s’était justement engagée à les mener au plus vite, de manière à se mettre à niveau vis-à-vis des pays qui les ont déjà mis en place, à commencer par l’Allemagne.
Autrement dit, l’écart qui existe déjà entre la rigueur et la volonté de modernité des Allemands et le laxisme budgétaire des
Français risque de se creuser davantage.
Certes, diront certains, les Français ne sont pas les seuls à vouloir augmenter les dépenses publiques.
La preuve :
le gouvernement Obama a réussi à faire passer sa réforme de l’assurance sociale qui va mécaniquement se traduire par une augmentation du rôle de l’Etat dans l’économie.
La nuance entre la situation américaine et celle de l’Hexagone est néanmoins de taille :
avant la crise, la part des dépenses publiques dans le PIB n’était que de 35% outre-Atlantique, contre déjà 54% en France.
A partir de 2010, cette part devrait donc être portée aux alentours des 45 %, ce qui restera donc toujours largement inférieur aux 57 % que nous avons certainement atteints en 2009.
D’où une question : comment va-t-on pouvoir continuer à faire financer 57% du PIB de dépenses publiques par les 43 % restant dans le secteur privé ?
Quatre réponses sont possibles :
- augmenter les impôts,
- réduire les dépenses,
- accroître le déficit
- favoriser la croissance.
Dans la mesure où les Français ont clairement voté pour des Présidents de régions qui n’ont cessé d’augmenter les dépenses publiques, ils ont donc implicitement donné un blanc seing à leurs dirigeants régionaux pour continuer d’augmenter les impôts.
.....Seul hic, mais il est de taille : une révolution, on sait quand elle commence, mais on ne sait pas quand et surtout comment elle se termine.
Plutôt que d’en arriver là, il serait donc beaucoup plus opportun d’engager le pays dans de véritables réformes,
en les expliquant aux Français
avec pédagogie
et indépendamment des partis pris politiciens.
La question reste simplement de savoir si les hommes et femmes politiques français en ont la volonté et/ou le courage...
source : Boursorama
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Marc Touati estime qu'en
France, « nous ne sommes pas assez réactifs. C'est ce
que j'appelle le syndrome du pouf.
Il permet d'amortir mais pour s'en relever, c'est parfois
difficile » :
Interrogés par « Investir »,
Marc Touati, de Global Equities,
Pierre-Olivier Beffy, d’Exane BNP Paribas,
et Nicolas Bouzou, d’Asterès,
nous font part de leurs perspectives et incertitudes, notamment dans le domaine monétaire, pour les prochaines années.
La divergence est particulièrement forte pour les questions portant sur les politiques monétaires des pays occidentaux.
Pour Marc Touati, le resserrement monétaire pourrait avoir lieu dès le mois de juin, la Banque Centrale Européenne (BCE) suivrait à l’automne.
Pierre-Olivier Beffy n’imagine pas de hausse des taux directeurs des banques centrales des deux côtés de l’Atlantique avant la mi-2011.
Ces trois experts jugent en revanche tout à fait légitimes les pressions des marchés sur la question grecque.
Ils estiment que la problématique des finances publiques ne sera pas cantonnée aux Pigs (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne),
la France ou le Royaume-Uni ont également été cités à plusieurs reprises comme des pays fragiles.
Les Etats-Unis semblent épargnés par les critiques sur ce thème grâce à leur dynamisme économique.
Enfin, les risques les plus élevés pour les prochaines années, hormis la faible croissance attendue en Europe, résident dans la formation inévitable de bulles dans les pays émergents.
La robustesse remarquée de la Chine et du Brésil pendant la récession mondiale pourrait se transformer en fragilité à l’avenir, les récessions ayant le mérite de purger les excès, estime Nicolas Bouzou.
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A titre bibliographique,il est intéressant de prendre un peu de recul et de relire des extraits d'économistes sur le keynésianisme,remis au goût du jour et les pistes de sortie de Crise :



















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