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Mardi 10 juin 2008
publié dans : Réformes et Elections recommander

Le résultat du seul référendum organisé parmi les Vingt-Sept sur ce texte qui remplace la défunte Constitution européenne et qui a déjà été ratifié par 18 pays n'a réjoui qu'une toute petite partie de la classe politique de l'UE, la même qui avait déjà salué les "non" français et néerlandais en 2005.

Le traité a été rejeté par 53,4% des électeurs irlandais malgré un taux de participation de 53,1% qui, selon les prévisions du gouvernement, devait assurer la victoire du "oui".

Mais la plupart des autres responsables européens s'arrachent les cheveux en voyant s'effondrer le résultat d'une négociation qui aura pris en tout 10 ans, par la faute de quelques dizaines de milliers d'électeurs qui décident du sort de près de 500 millions de citoyens européens.

Les principales innovations du traité de Lisbonne, comme la création d'un président du Conseil européen et la généralisation du vote à la majorité qualifiée à partir du 1er janvier 2009 pour faire fonctionner l'Europe des Trente, sont en effet au pire condamnées, au mieux retardées d'un ou deux ans.

La France et l'Allemagne ont donné le ton en affirmant qu'il fallait poursuivre la ratification du traité dans les pays qui ne l'ont pas encore fait et même les pays les plus eurosceptiques, comme le Royaume-Uni, ne les ont pas démentis.

"Les chefs d'Etat ou de gouvernement des 27 Etats membres et la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays. Nous espérons donc que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification", ont affirmé dans une déclaration commune Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Le président français a été le premier à proposer un traité simplifié pour remplacer la défunte Constitution européenne et la chancelière allemande a réussi à en imposer l'idée pendant sa présidence de l'UE, au premier semestre de 2007.

"Je pense que le traité n'est pas mort", a dit pour sa part le président de la Commission, José Manuel Barroso, en disant "savoir" que tous les pays qui ne l'ont pas encore fait voulaient ratifier. "Il y a un consensus dans cette direction."

Le Conseil européen des 19 et 20 juin devra analyser la situation afin de définir une possible sortie de crise.

Il s'agit d'isoler le "cas irlandais" afin de montrer que tous les partenaires de l'Irlande estiment que le traité de Lisbonne est la seule réponse possible à la crise.

"Puisqu'il est de plus en plus difficile que tous les pays avancent du même pas, il est probable que la seule chose qui nous reste est la création d'un 'Club restreint'", a déclaré samedi le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.


RENÉGOCIATION EXCLUE

 "Le plan B n'existe pas, Lisbonne était le plan B", a déclaré le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. "C'est au gouvernement irlandais de montrer comment la crise pourrait être résolue."

Certains, comme le Premier ministre polonais Donald Tusk, estiment possible de faire revoter les Irlandais, même si l'on voit mal quel changement cosmétique - une renégociation est exclue - permettra de les faire changer d'avis.

Même si le gouvernement irlandais n'est pas entré dans les détails, il a reconnu qu'une renégociation du traité était difficilement envisageable, ce qui semble indiquer que Dublin pourrait reposer la question une fois la ratification achevée dans les 26 autres pays de l'Union européenne.

Le choix serait alors clair pour des Irlandais solitaires, qui pourraient par exemple obtenir une déclaration au sommet rassurant ceux qui craignent que Lisbonne entraînera l'abandon de leur neutralité ou la légalisation de l'avortement.

"Nous avons déjà eu sept ans de négociations et de renégociations", a expliqué le ministre irlandais des Finances, Brian Lenihan. "Il est très difficile d'avoir la renégociation d'un traité lorsque 27 pays sont concernés."

"Le fait que les travailleurs en Irlande se soient opposés (...) montre que nous avons besoin d'une Europe plus sociale et apte à répondre aux inquiétudes de la vie quotidienne de ses citoyens notamment sur des sujets tels que la hausse du prix des denrées alimentaires et de l'essence", a dit le chef du groupe socialiste au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz.

Même son de cloche du côté des gouvernements.

"Ce que montre le référendum, c'est qu'il y a à l'heure actuelle une dichotomie assez importante entre une stratégie européenne qui est bonne à moyen terme (...) et les préoccupations des citoyens", a estimé le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.

http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=73027

 

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a ainsi indiqué que Londres allait poursuivre son processus de ratification

 

Mais "il est clair que le traité n'entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009", a toutefois souligné le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

 

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/les-irlandais-disent-un-non-franc-au-traite-de-lisbonne-l-europe/924/0/252958

 
scénarios possibles après le "non" irlandais

L'IRLANDE SE RETIRE EN PARTIE DE L'UE

Cette option consisterait à négocier avec l'Irlande son retrait des politiques européennes autres que le marché commun et l'Union économique et monétaire (l'euro).

C'est un peu ce que le Danemark a fait après son "non" au traité de Maastricht en 1992, puisqu'il a obtenu des dérogations dans le domaine de la Défense, la monnaie unique, etc. Personne n'envisage un retrait pur et simple de l'Irlande de l'UE.

UN "NOYAU" DE PAYS VONT DE L'AVANT

Certains estiment que l'idée d'un "noyau" de pays membres décidés à aller de l'avant pourrait se concrétiser, qui créeraient leur propre Union d'avant-garde à côté de la "vieille" Union européenne et approfondiraient leur coopération... Mais quels pays seraient de ce "noyau"? Quelles seraient les relations entre cette nouvelle entité et l'ancienne? Les questions sont infiniment plus nombreuses que les réponses. 

http://www.lesechos.fr/info/inter/300272916.htm?xtor=RSS-2059

 

 Cet échec du réferendum va mettre la France dans une posture fâcheuse car elle présidera à partir du 1er juillet l'Union européenne qui sera bien mal en point après ce nouvel échec à un grand référendum, le précédent de 2005 ayant connu l'échec suite au vote négatif des...Français.

 

le vote non de l’Irlande, c’est la fin de l’Europe telle qu’elle s’est bâtie depuis 1945, et notamment depuis le traité de Rome, en 1957.

Il faudrait garder le marché libre mis en place et reconstruire un noyau politique à travers les coopérations renforcées, des politiques intégrées à quelques-uns.
 Par exemple, une politique fiscale commune, une fusion des politiques de Défense, une politique sociale homogène
.

Les élections au Parlement européen, en juin 2009, trancheront entre les différentes stratégies françaises pour l'Europe.

http://blogs.lexpress.fr/barbier/archives/2008/06/europe_annee_ze.html

   

Dix ans après la création de la Banque centrale européenne, Angela Merkel trace un bilan positif dans les grandes lignes.

La chancelière croit en la Banque centrale européenne, en sa force, en sa stabilité et elle soutient aussi les décisions de ses dirigeants, pourtant  souvent malmenés par les leaders européens. Elle souligne enfin que l'Europe est parvenue à une indépendance économique avec son marché intérieur. Une indépendance que la chancelière soutient. 


Mais Angela Merkel est aussi critique envers l'Europe, trop dépendante d'un système financier anglo-saxon. Un modèle qui a montré ses limites après les crises des marchés et notamment la crise des subprimes. La chancelière allemande préconise la création d'agences de notation propres à l'Europe, plus transparentes et qui devront adopter un code de conduite.


Concernant l'euro, qui fêtera bientôt ses 10 ans comme monnaie d'échange, Angela Merkel salue la stabilité et la force de la monnaie unique.

 Selon elle, un euro fort sert les intérêts européens en permettant les investissements en zone dollar, il amortit les effets de la hausse du prix du baril.

Enfin, la chancelière assure que l'euro fort n'est pas forcément un frein aux exportations (l'Allemagne est le premier exportateur au monde). 

Sur ce point,  elle est en désaccord avec le président français Nicolas Sarkozy qui fustige lui régulièrement la hausse de l'euro. On a noté un réchauffement ces derniers temps entre les deux dirigeants, il semble qu'il y ait toujours quelques points de discorde.
 

http://www.france24.com/fr/20080611-angela-merkel-fin-systeme-anglo-saxon-zone-euro

 

Poêle à Bois Hase

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