30.1.2008 : La Fed ramène ainsi son principal taux directeur, celui des Fed funds, à 3,00%, son plus bas niveau depuis juin 2005, huit jours seulement après l'avoir déjà réduit de 75 points de base. La baisse de 50 pdb annoncée mercredi est conforme aux attentes de la plupart des économistes.
Ces deux réductions cumulées représentent une diminution de 1,25 point de pourcentage du taux des fonds fédéraux en moins de deux
semaines
L'ancien président de la Réserve fédérale américaine, Allan Greenspan, a estimé jeudi à "50/50, peut-être un peu plus" le risque de récession aux Etats-Unis. "Nous n'y sommes pas encore", a-t-il assuré.
L'ex-patron de la Fed, qui s'exprimait lors d'un déplacement à Vancouver, a par ailleurs défendu les crédits hypothécaires à risque, les "subprimes" en anglais, jugeant qu'ils avaient aidé à accroître l'accès à la propriété, plus particulièrement parmi les minorités.
Toutefois, a-t-il reconnu, ce qui n'était au début qu'un produit très spécialisé du marché hypothécaire a connu une croissance lorsque les fonds spéculatifs se sont intéressés au papier commercial adossé aux prêts.
Il a récemment affirmé que le regroupement de ces prêts hypothécaires à risque en produits, et non pas les prêts eux-mêmes, qui ont ensuite été offerts
comme titres de dettes aux investisseurs, était à l'origine de la crise internationale du crédit.
M. Greenspan a dirigé la Fed pendant 19 ans, de 1987 à 2006. Ben Bernanke lui a succédé.
Certes, la crise immobilière s'est avérée plus grave qu'anticipé, la situation économique s'est détériorée plus profondément que prévu et la
Fed, qui n'a admis que fin 2007 que l'heure était grave, aurait sans doute pu et dû, dès l'été dernier, reconnaître que, plus que la lutte contre
l'inflation, sa priorité aurait dû être de contribuer à la relance de l'économie.
Ben l'économiste a incontestablement commis une erreur de diagnostic et le professeur Bernanke a contribué à aggraver la situation en commettant en plus une erreur de
tempo
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4679672.htm
Ceux qui encensent et regrettent Alan Greenspan sont en partie de mauvaise foi et refusent en particulier de se souvenir qu'en 2006, lors du passage de relais, de
très nombreux observateurs avaient applaudi devant l'art du « timing » du maestro.
En se retirant de la scène, il y a deux ans, Alan Greenspan avait légué plusieurs bombes à retardement à son
successeur.
Dopé par des taux extrêmement bas, la bulle immobilière était en particulier déjà sur le point d'exploser
Le constat se veut cinglant.
Pour George Soros, « le premier à blâmer » pour la crise financière n’est autre qu’Alan Greenspan, a-t-il confié en marge du Forum économique
mondial de Davos.
Et le financier américain d’enfoncer le clou : « il a mal géré la politique monétaire en gardant les taux d'intérêt bas trop longtemps, ignorant le danger de la bulle immobilière ».
George Soros est inquiet et il le dit haut et fort.
La crise que traversent actuellement les marchés financiers est la pire "depuis soixante ans", estime l'investisseur milliardaire dans une tribune publiée ce mercredi dans la
Financial Times.
The worst market crisis in 60 years:
http://www.ft.com/cms/s/0/24f73610-c91e-11dc-9807-000077b07658.html
Bien qu'une récession mondiale puisse être évitée grâce aux taux de croissance élevés dans les pays en développement, les tensions politiques qui pourraient résulter de la crise
seront susceptibles de "plonger le monde dans la récession ou pire", juge-t-il dans ce texte.
"La crise actuelle est le point culminant d'un super boum qui a duré plus de soixante ans", estime George Soros.
"Si une récession dans le monde développé est maintenant plus ou moins inévitable, la Chine, l'Inde et certains pays producteurs de pétrole sont complètement à contre-courant",
souligne-t-il.
"Donc, la crise financière actuelle est moins susceptible de provoquer une récession mondiale qu'un bouleversement de l'ordre
économique mondial, avec un déclin relatif des Etats-Unis et une montée de la Chine et d'autres pays émergents".
"Le danger réside dans la possibilité que les tensions politiques qui en résulteraient, notamment un protectionnisme américain, perturbent l'économie mondiale et plongent le monde dans la
récession ou pire", poursuit-il.
_______________________________________________________________________
Marchés : le risque de récession US serait déjà intégré à 100%
Dans un commentaire diffusé aujourd'hui, les stratèges de Lehman Brothers estiment que les marchés "pricent" désormais la
certitude d'une récession aux Etats-Unis et une probabilité de 84% de voir un impact similaire sur les profits en Europe.
Lehman Brothers observe que la chute des indices boursiers a été parmi les plus rapides en 30 ans.
Les marchés actions n'auraient même jamais été aussi bon marché en 30 ans d'après l'indicateur de rendement calculé par Lehman Brothers.
Le PER moyen actuel en Europe est calculé à 10,3 contre une moyenne de 13,6 sur les 20 dernières années et à 12,6 contre 16,3
aux Etats-Unis. Globalement, Lehman Brothers estime qu'il faudrait une chute de 24% des profits en Europe et de 22% aux Etats-Unis pour ramener les PER moyens vers leur moyenne
historique.
Alors que la menace d'une récession aux Etats-Unis se précise, la banque centrale américaine a abaissé son loyer de l'argent à
3,50%
__________________________________________________________________________
Le débat n'est plus de savoir si l'atterrissage de la conjoncture économique américaine sera difficile ("hard landing") ou pas, mais de voir si la
récession américaine durera seulement deux trimestres ou bien toute l'année".
L'économiste Nouriel Roubini, professeur à l'Université de New
York et ancien conseiller de Bill Clinton à la Maison Blanche, n'a pas mâché ses mots ce lundi soir, lors d'une rencontre à Milan, à propos de l'évolution des marchés cette année.
http://www.latribune.fr/info/IDAF24D640769976CFC12573D8002A1813
Surtout Nouriel Roubini est plus pessimiste que la plupart à propos de l'extension de la récession américaine aux autres
économies, notamment les industrialisées comme en Europe et en Asie.
"Il y aura récession aux Etats-Unis et aussi un ralentissement en Europe et en Asie d'une ampleur beaucoup plus significative que ce que les gens craignent aujourd'hui",
a souligné l'économiste invité par la Fondation Corriere della Sera à disserter sur "le tremblement de terre des "subprime"".
Corollaire de cette évolution, "le dollar s'écroulera encore un peu plus" précise-t-il.
Il prévoit aussi que les prix des matières premières baisseront, ce qui contribuera à réduire l'inflation. Cela sonne comme l'unique bonne nouvelle de ses
prévisions.
.
La tendance négative, en particulier sur les bancaires, risque de se poursuivre sur l'année 2008.
"Le repli du secteur financier mondial se poursuivra jusqu'en 2009", estiment les analystes de l'agence de notation Standard & Poors.
Selon l'agence, le repli souligne même l'importance des risques systémiques.
"En 2008, les résultats des banques seront plus proches de ceux du début des années 2000 que des niveaux atteints en 2005-2006", ajoutent les experts de S&P,
qui estiment toutefois que "la baisse des résultats attendue pour 2008 ne conduira pas à une vague d'abaissement des notes dans le secteurs financier mondial".
Une touche d'optimisme se retrouve dans les propos de l'économiste Marc Touati, qui
estime qu'après "un trou d'air en 2007 et en début d'année 2008, l'économie américaine devrait non seulement éviter la récession, mais surtout redémarrer à partir de l'été prochain,
ce qui se traduira par une croissance proche de 2,7% sur l'ensemble de l'année.
Non, l'écroulement des Etats-Unis n'est ni pour aujourd'hui, ni pour demain...", assure l'économiste.
En attendant que l'orage passe, les investisseurs devront en tout état de cause faire le dos rond....
_______________________________________________________________________
Accrochez vos ceintures !
Le montant des pertes que vient d'annoncer Citigroup, à près de 10 milliards de dollars pour le seul quatrième trimestre 2007, celui, astronomique -
18 milliards de dollars ! - des dépréciations d'actifs pour la même période donnent une idée précise et affolante de la chute vertigineuse des comptes des banques américaines.
L'impact est d'autant plus spectaculaire que Citigroup n'est pas un quelconque établissement financier spécialisé dans les crédits immobiliers à haut risque.
Non, il s'agit au contraire de la première banque mondiale, respectable s'il en est, et dont l'activité dépasse et de loin le seul secteur immobilier.
Ces chiffres colossaux amènent à trois remarques:
- La première, c'est que personne ne peut imaginer désormais que la crise des subprimes appartient au passé.
Dans les semaines qui viennent, les mauvaises nouvelles vont continuer de s'égrener.
Et il faudra probablement attendre au mieux la fin du premier semestre 2008 pour mesurer l'étendue des dégâts.
- Deuxième remarque, il est utopique, ou naïvement inconscient, de continuer à faire semblant de croire que les établissements financiers européens, y compris
français, passeront au travers des gouttes.
Autant y préparer les esprits : il y aura des dégâts, chez nous aussi.
- Enfin, les dirigeants de nos économies occidentales, si prompts à dénoncer le machiavélisme supposé des fonds souverains, feraient
mieux de réviser leur jugement : sans eux, qui se porterait au secours d'une finance mondiale aussi chancelante ?
http://fr.biz.yahoo.com/15012008/155/a-vos-ceintures.html
|
|
4.873 points |
_____________________________________________________________________
Taux d'Intérêt Euribor 1 an = 4,355 % contre
4,59 %
en juillet 07
|
Euro / Dollar : au 30/1/2008 = |
1,4806 |
_______________________________________________________________
Le baril de pétrole à N.Y. s'établit
à :
|
|
91,80 $ | 30/1/2008 |
Le prix du pétrole restera à un niveau élevé en 2008 :
http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-12/30/content_552102.htm
l' Or cote 921 $ l'once
________________________________________________________________________
"Subprime": le mot de
l'année sur les marchés financiers
http://fr.biz.yahoo.com/25122007/202/subprime-le-mot-de-l-annee-sur-les-marches-financiers.html
Le dictionnaire anglais en ligne Collins explique ainsi que ce
terme qualifie un prêt "fait à un emprunteur ayant un mauvais profil en matière de crédit, avec en général un taux d'intérêt élevé".
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=4970720
_____________________________________________________________________________
» Lire la suite : En savoir
plus ( cliquer ce lien )
voir commentaires sur un " couple infernal " :
Euro - Pétrole :
http://www.knock-on-wood.net/article-12720876.html
http://www.knock-on-wood.net/article-13142829.html
Et si le Pétrole passait
à 100 $ le baril ?
http://www.knock-on-wood.net/article-13309043.html
____________________________________________________
Croissance 2008 ?
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5i8a1h-qKx3fpYSAkgRVdQ5_6tt5Q
http://www.lesechos.fr/journal20080116/lec1_france/4673024.htm




Derniers Commentaires