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Mardi 6 mai 2008
publié dans : Dans L'AIR DU TEMPS recommander

 

A un mois d'une importante réunion internationale à Rome sur la crise alimentaire mondiale, la FAO, l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, se retrouve sur la sellette après de nouvelles critiques sur son manque d'efficacité supposé.

La controverse sur le rôle de la FAO est intervenue un mois avant une réunion à haut niveau sur la "sécurité alimentaire mondiale à la lumière du changement climatique et des bioénergies", qui doit avoir lieu du 3 au 5 juin à Rome et à laquelle doivent participer de nombreux chefs d'Etat et de gouvernement

La France a décidé de doubler le montant de son aide alimentaire à la Somalie qui passera à 7 millions d’euros pour l’année 2008

 

5 mai 2008 – Le Secrétaire général a défendu aujourd’hui le rôle de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) pour promouvoir la production alimentaire, la productivité agricole et fournir une assistance lors de pénuries.

« Compte tenu de la gravité de la situation, je comprends les frustrations de nombreux dirigeants africains, dont le président Wade du Sénégal, en particulier dans les pays les moins développés », a dit Ban Ki-moon lors d’une conférence de presse en réponse à un journaliste qui souhaitait une réaction à l’appel du président Wade à « abolir la FAO ».

La crise alimentaire peut constituer une "chance immense" de s'attaquer à certains "problèmes fondamentaux" de l'Afrique si la communauté internationale se mobilise, estime le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=16469&Cr=FAO&Cr1=

  

"la vie chère", c'est l'explosion des prix alimentaires sous l'effet de la hausse générale des matières premières agricoles :
selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), ils ont augmenté de près de 40 % en 2007 au niveau mondial.

Le blé (au plus haut depuis vingt-huit ans), le maïs, le riz, le soja, le colza ou l'huile de palme ont vu doubler, voire tripler, en deux ans leurs cours au grand dam des populations pauvres dont les revenus ne progressaient pas autant.

 

Depuis un an, les cours des matières premières agricoles - blé, riz, soja, lait, maïs - flambent.
Croissance démographique et économique forte, changement d'habitudes alimentaires, essor des biocarburants et aléas climatiques : une multitude de facteurs tirent les prix vers le haut.  
Une enquête en cinq volets :
  

http://www.lesechos.fr/info/agro/300212539.htm ( voir Video )

 

Des causes multiples
Ces hausses sont dues à une demande accrue des pays émergents suscitée par la poussée démographique, mais aussi par une hausse du niveau de vie en Asie.
Le monde agricole n'a pas pu suivre cette poussée de la demande, car les terres se raréfient en raison de l'urbanisation accélérée, en Chine comme en Inde, et à cause d'une productivité agricole toujours insuffisante dans les pays en développement.
 Le réchauffement climatique contribue à aggraver les phénomènes de sécheresse ou d'inondation qui détruisent les récoltes.
La hausse des prix de l'énergie a provoqué celle des intrants (semences, pesticides, engrais).

L'utilisation des céréales, de la canne à sucre et des oléagineux pour la fabrication d'agrocarburants a encore aggravé la situation.
 La spéculation a profité de ces tensions pour jouer les prix agricoles à la hausse et placer des capitaux sur ces marchés devenus un refuge contre les fluctuations du dollar ou contre l'inflation renaissante.

 

Le riz, dont le prix a augmenté de 30 % en deux semaines - "du jamais-vu", selon Patricio Mendez del Villar, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) -, est un cas d'école : ce petit marché subit les aléas climatiques de l'Australie et les réactions protectionnistes de la Thaïlande, du Vietnam, de l'Inde, de l'Egypte, etc.
Les fonds d'investissement en ont donc fait un "véhicule" spéculatif de choix depuis trois mois.
Aux Philippines, à Madagascar, au Sénégal, la colère populaire enfle.

Des populations particulièrement fragiles.
Contrairement aux pays occidentaux où la part de l'alimentation dans les revenus des ménages atteint 10 % à 20 %, elle est de 60 % à 90 % dans les pays pauvres. L'augmentation des cours des céréales y est par conséquent plus sensible, surtout pour les urbains, qui ne produisent pas de denrées.

Les pays eux-mêmes sont plus ou moins fragilisés, selon leurs dépenses pour les importations de blé, de riz ou de maïs, bases de l'alimentation mondiale.
Parmi eux, ceux que la FAO appelle les pays à faible revenu et déficit vivrier (PFRVD), souvent situés en Afrique, sont dans des situations très difficiles.
Si le volume de leurs importations pourrait légèrement diminuer en 2008, du fait de bonnes récoltes, l'envolée des céréales et du fret devrait tout de même alourdir leur facture de 35 %, pour la deuxième année consécutive. Et de 50 % en Afrique, notamment au Maroc, au Lesotho et au Swaziland.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/04/matieres-premieres-agricoles-des-hausses-de-prix-explosives_1030990_3234.html

 

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