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http://www.knock-on-wood.net/article-13227878.html
Tant pis pour la croissance,
la BCE choisit de stabiliser les prix !
| Résistance face à la hausse des taux d'intérêt de la BCE |
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Le quotidien Corriere della Sera évoque les réticences espagnoles et allemandes à la hausse annoncée des taux d'intérêt de la Banque centrale
européenne (BCE) : "Le ministre des Finances Peter Steinbruck n'est plus le seul à s'opposer à la hausse des taux de la BCE. [Le Premier ministre espagnol] Zapatero le rejoint et demande une plus grande flexibilité de la Banque dans son combat contre l'inflation. L'Espagne est en difficulté : l'inflation galopante a atteint 5,1 pour cent. De plus, les prix du carburant en hausse et la crise immobilière ont aggravé la situation. ? L'axe Madrid-Berlin contre la manoeuvre de la BCE est en contradiction avec l'obligation des gouvernements nationaux de ne pas s'immiscer dans les décisions de la Banque centrale européenne." |
Jeudi 3 juillet, Jean-Claude Trichet a annoncé, comme prévu, une hausse des taux en zone
euro de 4 % à 4,25 %.
La BCE n'avait, semble-t-il, pas d'autre choix.
L'inflation en Europe a atteint 4 % en juin en rythme annuel, le double du seuil toléré de 2 %.
Et même si cette action peut avoir des effets négatifs sur la croissance, le mandat de la banque centrale est d'assurer la stabilité des prix
L’Euro sortira-t-il un jour de la tour d’ivoire monétariste de la BCE, pour redevenir un outil au service de l’emploi et de la
croissance ?
Il y a trois raisons à l’appréciation continue de l’euro :
- D’abord, la zone euro a une croissance plus élevée que les Etats-Unis. D’où un afflux de capitaux vers la zone euro et une appréciation de la monnaie.
- Ensuite, la BCE accentue ce mouvement en relevant ses taux et, comme cette politique suit une doctrine constante et prévisible, elle incite les spéculateurs à anticiper la hausse en renforçant leurs placements en euros.
- Enfin, tandis que les autres puissances ont une politique délibérée de dépréciation de leur monnaie, l’UE n’a aucune politique de change. En théorie, les gouvernements de la zone euro doivent définir les orientations de la politique de change, mais, faute de consensus, ils n’en définissent aucune. Et ces éventuelles orientations ne pourraient contraindre la BCE à mener une politique de taux qui contrarie son objectif prioritaire de stabilité des prix.
Si la hausse de l’euro reflète en partie la force économique de l’Europe, elle montre aussi sa faiblesse politique.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1060
Il y a des gagnants et des perdants.
Parmi les perdants, on trouve les exportateurs de produits industriels fabriqués dans la zone euro et vendus en dehors : aéronautique, armement, automobile, pharmacie...
Un euro qui frôle 1,50 dollar devient un facteur de délocalisations vers la zone dollar, comme l’a noté Airbus. Sont aussi pénalisés les producteurs de biens de consommation exposés à la concurrence américaine ou asiatique, et leurs salariés qui subissent ce chantage : modération salariale ou délocalisation.
Mais il y a des gagnants : ceux qui importent et paient en dollars les matières premières ou qui vivent de la distribution de produits importés ; les consommateurs européens qui bénéficient de meilleurs prix ; les spéculateurs
il faut donc changer les statuts de la BCE ?
Cela n’interdit pas de se mobiliser pour obtenir au moins la révision des objectifs de la BCE, sans remettre en cause son indépendance.
Telle la Fed américaine, la BCE devrait poursuivre une politique monétaire visant la croissance, le plein emploi et la stabilité des prix et arbitrer entre ces objectifs en fonction de l’urgence.
De plus, comme aux Etats-Unis, les délibérations de la BCE devraient être rendues publiques, et offrir ainsi aux citoyens les moyens d’évaluer l’orientation de la politique monétaire.
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Pour l’économiste Jean Pisani-Ferry, qui dirige le «think tank» Bruegel, dont le siège est à Bruxelles, la BCE veut surtout envoyer un «signal politique».
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/336851.FR.php
La décision de la BCE vous paraît-elle justifiée ?
Elle était inévitable : l’inflation atteint 4 %, le double de l’objectif fixé par la Banque centrale, et des signes font craindre une remontée des anticipations d’inflation. Exemple, les salaires négociés ont augmenté, surtout en Allemagne.
Mais ce n’est pas avec 25 points de base en plus qu’elle va vaincre l’inflation : la décision d’hier est avant tout un signal. La BCE gère les anticipations en montrant qu’elle est prête à augmenter plus ses taux pour casser une spirale inflationniste. Elle espère ne pas avoir à le faire.
Pourquoi la BCE a-t-elle peur d’une augmentation générale des salaires ?
Un choc pétrolier, c’est un prélèvement extérieur sur le revenu national.
Ainsi, en 2007-2008, la totalité des augmentations de revenus générées par la croissance dans la zone euro sera absorbée par l’alourdissement de la facture pétrolière. Si on répercute la hausse du pétrole dans les salaires, cela veut dire qu’on refuse de payer ce prélèvement. On entre dans une spirale inflationniste et on ne gagne rien en termes de revenu car l’inflation est un jeu de mistigri qui ne change rien au fait que le prix d’une ressource venue de l’extérieur a augmenté.
L’inflation hors prix des matières premières reste proche de 2 %. Or, un relèvement des taux d’intérêt ne peut agir que sur cette inflation sous-jacente, pas sur le pétrole…
On est en train de découvrir que les ressources (énergie et produits agricoles) constituent désormais un frein à la croissance mondiale.
L’offre est contrainte et lorsque la demande devient trop forte, cela se traduit par une hausse des prix.
Une différence avec le début des années 2000 où il n’y avait pas de limite de vitesse visible à la croissance mondiale.
Que faire si on atteint cette limite de vitesse ? A court terme, il faut ralentir la demande globale dans l’économie mondiale, c’est-à-dire, notamment, resserrer les politiques monétaires. La zone euro doit en prendre sa part, car elle a un impact sur la demande mondiale. Evidemment, elle n’est pas seule non plus, il y a donc un problème de coordination des orientations des grandes banques centrales.
N’y a-t-il pas un risque de voir l’euro s’envoler face au dollar, l’argent étant rémunéré à 4,25 % en Europe et à 2 % aux Etats-Unis ?
Tout à fait. Si les marchés concluent qu’il y a une divergence monétaire durable, que l’attitude vis-à-vis de l’inflation n’est pas la même de part et d’autre de l’Atlantique, il y aura des conséquences fortes sur le taux de change.
La Fed, cependant, semble désormais porter davantage d’attention aux risques inflationnistes.
Mais la Chine ou le Japon n’ont clairement pas la même attitude que la zone euro face à l’inflation. Alors que tout le monde ou presque avait convergé vers la stabilité des prix, on va sans doute entrer dans une phase où, en réponse à ces chocs, les réponses vont être différentes. On va sans doute connaître des désordres monétaires que l’on avait oubliés au cours des quinze dernières années.
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Le taux d’intérêt à long terme (OAT 10 ans) des marchés financiers, utilisé comme référence pour les crédits immobiliers, s’établit à 4,86 % au 3 juillet
2008, bien au dessus de son niveau de début d'année (4,45 % au 2 janvier 2008).
Il a fortement augmenté (+ 0,70 %) depuis le début du deuxième trimestre (4,16 % au 1er avril 2008) en raison d'une hausse des anticipations d'inflation
http://www.meilleurtaux.com/savoir/taux/nouvelle/index.php
Les taux des prêts immobiliers ont augmenté de 0,10 % au mois de juillet 2008 par rapport au mois précédent. Le taux fixe hors assurance d’un excellent dossier sur 25 ans se situe actuellement à 4,90 %. La hausse des taux d’intérêt à long terme des marchés financiers se répercute sur les taux des prêts immobiliers qui devraient augmenter de 0,20 % d'ici la fin de l'année. Pour votre achat immobilier, n'oubliez pas que vous allez profiter de la mesure de déduction des intérêts d'emprunt qui représente environ 4 % de la valeur du bien !
L'évolution du taux à long terme des marchés financiers est liée à plusieurs facteurs principaux :
record d'inflation dans la zone euro, à 4 % en juin : l'inflation poursuit sa progression, s'inscrivant à 4 % en juin 2008, son plus haut niveau historique depuis mai 92.
la BCE adopte une politique monétaire plus restrictive, augmentant son taux d'intérêt de 0,25 % :
la Réserve fédérale américaine marque une pause dans le cycle d'assouplissement monétaire, laissant son taux inchangé à 2 % :
fort rebond de la consommation des ménages et climat des affaires stable en France : sur un mois, les dépenses des ménages français ont augmenté de 2 % en mai 2008 (contre 0,9 % en avril).
taux de chômage inchangé dans la zone euro et en baisse en France : il s'est établi à 7,1 % en avril 2008 dans la zone euro, stable par rapport au mois précédent. Au sens du BIT, le chômage continue de baisser en France, à 7,2 % au premier trimestre 2008 contre 7,4 % le trimestre dernier
la confiance des ménages continue de s'éroder en France et aux Etats-Unis
l'activité économique s'essouffle dans la zone euro : la zone euro a enregistré une croissance du PIB de 0,8 % au premier trimestre 2008 (0,5 % attendu) contre 0,4 % au quatrième trimestre 2007.
resserrement des conditions du crédit en France et dans la zone euro : les difficultés de refinancement auxquelles font face les banques sur les marchés du crédit et monétaires les contraignent à revoir leur politique de distribution du crédit.
les performances des marchés boursiers : le CAC 40 s'affiche en dessous de la barre des 4 400 points, à 4 344 points au 3 juillet 2008.
Sur une semaine, l'indice a perdu 1,2 % (4 397 points au 27 juin 2008) sous l'effet des inquiétudes liées à l'inflation dans la zone euro.
Il se situe toujours en dessous de sa performance de début d’année, en baisse de 21,72 % (5 550 points au 2 janvier 2008). L’indice a perdu 28,44 % de sa valeur sur l’année (6 071 points au 3 juillet 2007).
Sur le long terme, le CAC 40 se situe à un niveau inférieur de 37 % par rapport à son niveau le plus élevé de 6 935 points en septembre 2000.
une conjoncture économique contrastée aux Etats-Unis : avec un niveau de croissance proche de zéro pendant les deux derniers trimestres, les Etats-Unis devraient connaître, à nouveau, une très faible progression de l'activité au deuxième trimestre 2008.
le marché immobilier américain : il se trouve toujours en difficulté malgré des statistiques meilleures que prévues.
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