Partager l'article ! Antartica: prisonniers du froid: ...
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Le film est inspiré par la véritable histoire d'une expédition japonaise de 1957, à laquelle a été consacrée une superproduction japonaise, « Nankyoku Monogatari - ANTARTICA ».
http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=50890
A-t-il été difficile de trouver un lieu où vous puissiez recréer l’Antarctique ?
Il a été très difficile de trouver un lieu approprié pour tourner le film.
Il était évident que nous ne pouvions pas emmener une équipe technique, des acteurs et des chiens pour un tournage de quatre mois en Antarctique.
Il fallait donc qu’on trouve un endroit qui puisse passer pour les paysages que l’on voit là-bas. Je me suis tourné vers le meilleur expert dans ce domaine, le Canadien Robin Mounsey, qui avait trouvé les spectaculaires lieux de tournage des Survivants.
Je lui ai dit qu’il nous fallait un immense espace couvert de neige, sans arbres, avec des montagnes enneigées dans le lointain.
Et qu’en plus il fallait qu’il soit situé à une heure de route d’un endroit où on puisse nourrir et loger 150 personnes et 32 chiens ! Robin a trouvé une petite ville appelée Smithers, à 1200 km au nord de Vancouver.
Il y avait des hôtels et les structures nécessaires pour que nous puissions installer notre base de production. A 20 minutes de voiture vers le sommet, nous pouvions recréer notre propre « studio Antarctique » sur la plaine qui surplombait les pentes skiables.
Le seul problème était que lorsque nous sommes arrivés pour les repérages, il n’y avait pas de neige !
Il a fallu que je fasse preuve d’imagination, mais j’ai pu me rendre compte que c’était exactement ce qu’il nous fallait pour le film. Cinq mois plus tard, nous lancions le tournage.
scène la plus difficile à tourner ?
C’est celle de la chasse aux oiseaux.
Elle a nécessité une préparation minutieuse et un entraînement des chiens pointilleux.
Je voulais beaucoup de plans larges pour montrer le paysage et comment faisaient les chiens pour chasser, et donc les dresseurs ne pouvaient pas être très près d’eux pour les diriger.
Cela rendait les choses difficiles, parce qu’il y avait six ou sept chiens pour chaque plan.
Ensuite, il a fallu installer un dispositif pour que les chiens chassent et sautent sur les oiseaux.
Cela a été très compliqué à mettre en place, surtout dans la neige.
Il a fallu en plus étudier précisément où seraient les oiseaux pour pouvoir par la suite ajouter les effets spéciaux. En tout, cette scène nous a demandé une semaine de travail, mais elle en valait la peine parce qu’elle montre comment les chiens ont appris à travailler ensemble et à se nourrir.
Lorsque le producteur David Hoberman a découvert le classique japonais de 1983, Antartica,
réalisé par Koreyoshi Kurahara, il a été saisi par la puissance visuelle et émotionnelle du film. L’histoire de ces chiens luttant pour survivre associait un suspense et des sentiments
incroyablement puissants. (...).
David Hoberman : « Cette histoire était magnifique. Elle avait la puissance d’une fable, et le lieu
et les valeurs mises en jeu étaient très forts. Avec l’instinct de survie, l’entraide, l’amitié face à l’adversité, les sentiments étaient aussi purs que l’environnement contre lequel les
protagonistes tentaient de survivre.
J’ai eu envie de partager cette histoire, de la faire découvrir à tous les publics du monde. (…). »
David Digilio, jeune scénariste inscrit au programme d’écriture du Studio, se vit confier la mission
d’écrire la première mou
ture du scénario.
Passionné d’expéditions, David Digilio ne pouvait pas rêver d’une meilleure opportunité :
« L’idée d’écrire sur ce sujet m’a emballé. J’aime les grands espaces et j’adore les chiens. Pouvoir unir ces deux aspects dans une aventure inspirée de faits réels était une chance extraordinaire. J’avais aussi envie d’aborder les thèmes de l’amitié et de la fidélité. (…). »
Le réalisateur Frank Marshall confie :
« J’ai immédiatement été touché par l’histoire. Elle avait un potentiel visuel et émotionnel rare.
Lorsque j’ai découvert le script, je ne savais même pas qu’il était inspiré d’une histoire vraie.
Cette aventure est une fable intemporelle, universelle, qui met en scène les sentiments les plus purs qui soient.
Tout est essentiel et nous touche au plus profond.
Moi qui aime l’aventure, les chiens, les grands espaces et les sentiments poussés à l’extrême, je ne pouvais pas résister à l’envie de réunir tout cela au cinéma. J’ai toujours aimé raconter les destinées de personnages qui, forcés par des circonstances extrêmes, révèlent ce qu’ils ont vraiment en eux.
C’est dans ces moments-là que la puissance de l’esprit humain prend toute sa dimension. (...). »
Recréer l’Antarctique ... en Norvège et au Canada
Inaccessible, inhospitalier, terre de légende et d’aventures hors normes, l’Antarctique est l’un des endroits les moins visités du monde.
Avec des vents à 120 km/h en moyenne et des températures si basses qu’elles finissent par rendre l’acier cassant, ce continent est le seul qui aura résisté à l’implantation
humaine.
Frank Marshall : « Même si nous souhaitions restituer toute la beauté et la vérité de ce lieu
mythique, il était malheureusement impossible d’y expédier une équipe de tournage dans des conditions acceptables. »
L’Antarctique est avant tout un lieu d’étude où des missions internationales se relaient pour travailler sur le réchauffement climatique, pour analyser la calotte glaciaire, scruter le
ciel et observer les phénomènes météorologiques en tous genres.
Pour trouver des lieux crédibles et plus faciles d’accès, le réalisateur a fait appel au spécialiste des repérages en montagne, Robin
Mounsey.
Avec Frank Marshall, il a choisi une petite station de ski d’altitude, Smithers, située à 1200 kilomètres au nord de Vancouver, au Canada, comme base principale.
Smithers est bâtie sur un immense plateau qui offrait une parfaite reproduction des magnifiques paysages antarctiques.
Certains plans ont également été tournés à Stewart, non loin de l’Alaska, mais situé comme Smithers dans la province de Colombie Britannique.
Une partie du tournage s’est également déroulée au Groenland et sur les glaciers du Spitzberg, en Norvège.

Pour l’équipe du chef décorateur John Willett, l’arrivée à
Smithers restera un souvenir inoubliable.
C’était la première fois qu’il devait construire un décor, en l’occurrence celui des bases scientifiques américaine et italienne, par des températures avoisinant les -20 °C et des vents persistants approchant les 60 km/h…
Pour créer ses décors, Willett a étudié les bases existant en Antarctique, notamment celle de McMurdo.
Tout le monde était emmitouflé dans plusieurs couches de vêtements techniques et protégé par d’épaisses doudounes de duvet, ce qui rendait la plupart des gens
méconnaissables.
Malgré la maîtrise de l’équipe, certaines scènes étaient définitivement trop dangereuses pour être tournées en décors naturels.
06.70.83.32.58
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