Samedi 2 mai 2009
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Publié dans : GESTION, Finances
Le premier chantier mondial pour lutter contre le CO², c’est le bâtiment», a déclaré jeudi
26/2 le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, lors du lancement officiel de
l’éco-prêt à taux zéro.
Ce produit est destiné aux particuliers désireux de réaliser des travaux
d’amélioration énergétique dans leur logement, afin d’en augmenter la performance thermique pour réduire leur consommation, et donc leur facture d’énergie.
http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/developpement_durable_855/une_nouvelle_fiscalite_environnementale_1414/eco_pret_taux_zero_62501.html
Eco-PTZ, mode d’emploi :
Il concerne les résidences principales construites avant le 1er
janvier 1990, et sera effectif à partir du 1er avril 2009.
Il pourra financer des travaux à hauteur de 30.000 euros, pour une durée de remboursement de 10 ans, extensible à 15 ans dans certains cas.
Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut composer son propre «bouquet de travaux», dont la réalisation simultanée améliorera la performance énergétique du logement (par
l’installation d’une pompe à chaleur, le remplacement des fenêtres et l’isolation des combles, par exemple).
Une autre solution, pour les logements construits après le 1er janvier 1948, consiste à faire appel à un bureau d’études thermiques pour déterminer les travaux qui permettront de réduire la
consommation de kWh/m²/an de manière significative.
Une fois le formulaire de demande d’éco-prêt à taux zéro et les devis signés par un professionnel, le client éligible au prêt doit s’adresser à l’un des onze établissements bancaires signataires
de la charte.
Détail important, l’octroi du prêt se fera sans condition. «Sans condition de ressource, d’âge, de religion… c’est open bar !», plaisante Jean-Louis Borloo.
cliquer sur les articles :
Aux termes de l'article R319-19 du Code de la construction et de l'habitation,
préalablement à la réalisation des travaux, l'emprunteur fournit à l'appui de sa demande d'avance les éléments suivants :
-
la date d'achèvement du logement qui fait l'objet des travaux ;
-
un justificatif de l'utilisation en tant que résidence principale du logement qui fait l'objet des travaux. Si le logement ne fait pas encore l'objet d'une telle
utilisation, l'emprunteur s'engage à rendre effective l'utilisation en tant que résidence principale dans les 6 mois qui suivent la date de clôture de l'avance ;
-
le dernier avis d'imposition disponible portant mention du revenu fiscal de référence du foyer fiscal de l'emprunteur ;
-
le descriptif des travaux prévus et l'ensemble des devis détaillés associés, justifiant du respect des modalités d'attribution ;
-
le montant prévisionnel des dépenses de travaux d'économie d'énergie.
L'article R319-21 fixe le plafond du montant de l'avance
à :
-
20.000 euros pour les travaux comportant 2, et seulement 2, des 6 actions prévues au 1° de l'article R319-16 (ex : travaux d'isolation thermique des
toitures, et des murs extérieurs)
-
30.000 euros pour les travaux comportant au moins 3 des 6 actions prévues au 1° de l'article R319-16 (ex : travaux d'isolation des parois vitrées et portes
extérieures ; travaux d'installation, de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage ; équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable ;
équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable)
-
30.000 euros pour les travaux prévus au 2° de l'article R319-16 (travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale). Se reporter aux
articles 9 et suivants de l'arrêté du 30 mars 2009 pour connaître les valeurs exigées.
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10.000 euros pour les travaux prévus au 3° de l'article R319-16 (travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif par des dispositifs ne
consommant pas d'énergie). Il s'agit des dispositifs respectant les prescriptions techniques définies en application de l'article R2224-17 du Code général des collectivités territoriales
et ne consommant pas d'énergie.
Selon l'article R319-16, l'avance peut être accordée pour financer les
travaux d'économie d'énergie, réalisés par des professionnels sur un logement situé sur le territoire national et n'ayant pas été commencés avant l'émission de l'avance, suivants :
-
Soit des travaux correspondant à une combinaison d'au moins deux actions efficaces d'amélioration de la performance énergétique du logement ou du bâtiment
concerné, parmi les actions suivantes :
- travaux d'isolation thermique des toitures
- travaux d'isolation thermique des murs donnant sur l'extérieur
- travaux d'isolation thermique des parois vitrées et portes donnant sur l'extérieur
- travaux d'installation, de régulation ou de remplacement de systèmes de chauffage, le cas échéant associés à des systèmes de ventilation économiques et performants, ou de production d'eau
chaude sanitaire
- travaux d'installation d'équipements de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable
- travaux d'installation d'équipements de production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable.
-
soit des travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale du logement en limitant la consommation d'énergie du bâtiment pour le
chauffage, l'eau chaude sanitaire, le refroidissement, l'éclairage et les auxiliaires en dessous d'un certain seuil.
-
soit des travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d'énergie.
C'est l'arrêté du 30 mars 2009 qui précise la nature et les caractéristiques techniques de ces travaux d'économie d'énergie.
Cumulable:
Pour le rendre plus incitatif, ce prêt est cumulable avec les aides de l’Anah et des collectivités territoriales, ainsi qu’avec le crédit
d’impôt développement durable jusqu’en 2010 et sous condition.
Le ministre de l’Ecologie table sur une vitesse de croisière de 400.000 éco-PTZ par an, «mais ce sera peut être plus», lance-t-il.
«Dans l’application du Grenelle, je constate que l’on va plutôt plus vite et plus fort que prévu. Je pense donc que l’objectif sera dépassé, et la limite sera plutôt physique».
Selon l'article 244 quater U du CGI, les dépenses de travaux financées par une avance remboursable ne peuvent ouvrir droit au crédit d'impôt de
l'article 200 quater du CGI.
Toutefois, le cumul est possible pour les bénéficiaires d'une avance émise avant le 1er janvier 2011, lorsque le montant des revenus du foyer fiscal n'excède pas
45.000 euros l'avant-dernière année précédant celle de l'offre de l'avance
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Aux termes de l'article R319-19 du Code de la construction et de l'habitation,
préalablement à la réalisation des travaux, l'emprunteur fournit à l'appui de sa demande d'avance les éléments suivants :
-
la date d'achèvement du logement qui fait l'objet des travaux ;
-
un justificatif de l'utilisation en tant que résidence principale du logement qui fait l'objet des travaux. Si le logement ne fait pas encore l'objet d'une telle
utilisation, l'emprunteur s'engage à rendre effective l'utilisation en tant que résidence principale dans les 6 mois qui suivent la date de clôture de l'avance ;
-
le dernier avis d'imposition disponible portant mention du revenu fiscal de référence du foyer fiscal de l'emprunteur ;
-
le descriptif des travaux prévus et l'ensemble des devis détaillés associés, justifiant du respect des modalités d'attribution ;
-
le montant prévisionnel des dépenses de travaux d'économie d'énergie
Les professionnels sont prêts :
«Nos entreprises sont prêtes», ont répondu, en écho, Jean Lardin et Didier Ridoret. Les présidents respectifs de la Confédération
de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) et de la Fédération française du bâtiment (FFB) ont assuré au ministre, ainsi qu’aux partenaires présents, que les professionnels
seraient formés pour «faire le bon diagnostic, engager les travaux, puis vérifier que ce sont bien les travaux adéquats», a expliqué Jean Lardin.
Didier Ridoret a indiqué que 50.000 professionnels seraient formés aux nouveaux métiers de l’amélioration énergétique d’ici à fin 2010.
«La FFB est extrêmement heureuse de la mise en oeuvre de dette mesure exemplaire, qui va encourager la bâtiment dans cette période de baisse ponctuelle de l’activité», a estimé le
Président. Du côté de la Capeb, Jean Lardin a insisté sur l’importance accordée à la formation des 356.000 entreprises artisanales de moins de 10 employés.
D’autres organismes sont signataires de cette mesure, comme l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la Fédération bancaire française (FBF), l’association française des
sociétés financières (ASF), l’Union des syndicats de l’immobilier (Unis), et la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim).
http://www.batiactu.com/edito/l-eco-pret-a-taux-zero-est-lance-22483.php
Compléments d'information :
http://www.cbanque.com/credit/pret-taux-zero.php
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N10795.xhtml
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