Mardi 3 novembre 2009
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Publié dans : MENA Afrique du Nord M.- O.
Le refus d’Abdullah Abdullah de prendre part au second tour de la présidentielle afghane, prévu le 7 novembre, fera
date.
Il permet à Hamid Karzai d’être déclaré
vainqueur de l’élection présidentielle.
http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/03/karzai-donne-une-lecon-a-washington
C’est maintenant que le vrai jeu politique va commencer, dans le plus pur style afghan.
Plus besoin de faire semblant.
Au centre de l’arène politique se dresse Karzai.
Il a clairement pris sa revanche sur les Etats-Unis et leurs alliés....
Ce qui sauve Obama aujourd’hui, c’est d’avoir choisi Karl Eikenberry pour occuper le poste sensible d’ambassadeur en Afghanistan, quelqu’un de profondément immergé dans la culture et les traditions
orientales (il a préparé son doctorat au département Asie orientale de Stanford). Eikenberry entretient d’excellentes relations avec de puissants seigneurs de la guerre comme Mohammed Qasim Fahim
[d’origine tadjike et ancien vice-président de Karzai].
L’ambassadeur, qui a pris ses fonctions en mai 2009, peut maintenant espérer restaurer le lien entre Washington et Karzai grâce à ses qualités personnelles de diplomate.
Karzai et les talibans vont devoir s’entendre
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hRZw6mL6CJFdu3OvgKjnyAt_SYwA
Le tumulte suscité par la présidentielle va s’apaiser plus vite que ne le pensent la plupart des Occidentaux.
En fait, on a beaucoup trop mis l’accent – sans que cela soit utile – sur la question de la légitimité de ces élections.
La légitimité n’a jamais eu de rôle à jouer dans la mesure où les inquiétudes des Afghans portent sur d’autres sujets.
Quant à la communauté internationale, autrement dit le monde occidental, elle a pris l’habitude de traiter avec Karzai sans se mêler du degré de démocratie qui régnait en Afghanistan.
La grande question est de savoir comment les talibans vont réagir à la nouvelle situation politique en Afghanistan.
Les Etats-Unis se font peu à peu à l’idée d’un modus vivendi avec les talibans, alors que certains des associés de Karzai ont déjà des rapports avec les extrémistes.
Non sans ironie, Wali Karzai est l’un de ces politiciens habiles parfaitement à l’aise dans le folklore taliban.
Les trois défis d'Hamid Karzaï après sa réélection controversée
Les défis qui l'attendent sont immenses.
Autant sa première élection au suffrage universel en 2004 - la première dans l'histoire du pays - avait soulevé un certain optimisme, autant sa réélection de 2009 s'inscrit dans un climat
dégradé.
Hamid Karzaï va devoir avant tout combler les failles ouvertes par des années de politique inconséquente.
- Il va lui falloir restaurer une cohésion nationale affaiblie,
- reconstruire une relation avec l'Occident endommagée
- initier un dialogue avec les groupes "réconciliables" de l'insurrection.
Sur ces trois gros chantiers de son nouveau mandat, le président Karzaï, fin tacticien mais pauvre stratège, n'a plus le droit à l'erreur.
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/11/03/les-trois-defis-d-hamid-karzai-apres-sa-reelection-controversee_1262067_3216.html
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