Mardi 27 octobre 2009
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Publié dans : MENA Afrique du Nord M.- O.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15862
Depuis longtemps, on parle de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.
Mais certains États sont particulièrement réticents, surtout la France et l'Allemagne, qui, pourtant, compte en son sein une importante communauté turque .
Et les choses traînent, les années passent, la Turquie se lasse.
Un changement d'orientation dans la politique turque induira, à long terme, de profonds changements pour le couple américano-israélien, et pour la communauté en général.
En effet, la Turquie occupe une position stratégique sur l'échiquier international, au carrefour de deux mondes, occidental et oriental, chrétien et musulman.
Las des tergiversations de l'UE, M. Erdogan, manifestement, joue désormais la carte de l'Orient, il renoue avec l'Islam et le passé ottoman.
Il sera en mesure de faire monter les enchères et de peser sur les décisions internationales, au point de nuire aux intérêts atlantiques dans la région.
Comment ?
Par exemple en interdisant le survol de sa région en temps de conflit, de guerre.
Ou en refusant d'aider l'OTAN à réaliser ses projets au Moyen Orient.
Autant dire que l'Occident est sans doute en train de perdre une carte maîtresse dans cette partie du monde.
Et cet avatar de la politique risque d'avoir de très lourdes conséquences, surtout si Ankara resserre les liens avec l'Iran, décrété ennemi par la coalition occidentale.
La Turquie continue de faire valoir sa position particulière vis-à-vis de l'Iran et se déclare fermement opposée à des sanctions sur le dossier du nucléaire.
Accompagné de plusieurs ministres et députés de son parti (l'AKP) ainsi que d'une importante délégation d'hommes d'affaires, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a entamé, lundi 26 octobre, une visite officielle à
Téhéran.
"Recep Tayyip Erdogan a déclaré, le 27 octobre, qu'il était convaincu que le programme nucléaire iranien répondait à des motivations pacifiques et
humanitaires", relate le quotidien d'Istanbul.
Par ces propos, le Premier ministre turc (AKP, parti islamiste modéré) a clairement "pris ses distances avec les pays occidentaux, qui
suspectent l'Iran de vouloir se doter d'armes nucléaires", poursuit le journal.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/27/a-teheran-recep-tayyip-erdogan-celebre-l-amitie-irano-turque_1259262_3218.html
Surtout, l'Iran est le deuxième fournisseur de gaz de la Turquie, derrière la Russie.
Pour Ankara, la coopération énergétique avec le voisin iranien est une nécessité.
La Turquie, qui importe également 50 millions de m3 de gaz naturel par an, se trouve sur le point de finaliser un investissement de 2,3 milliards d'euros dans le champ gazier
de South
Pars, signé en 2007 mais laissé en suspens depuis.
http://fr.euronews.net/2009/10/27/les-points-de-convergence-entre-l-iran-et-la-turquie/
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Dans une longue interview au quotidien
britannique The Guardian,
le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan explique les positions de son pays sur les relations
internationales, de son soutien à l'Iran, pays «ami»,
à la perception de plus en plus critique envers les pays européens et le dédain qu'ils ont parfois envers la Turquie.
http://www.slate.fr/story/12129/iran-turquie-france-erdogan-sarkozy ( en français )
http://www.guardian.co.uk/world/2009/oct/26/turkey-iran1 ( en anglais )
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